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    Mode de vie sain 16 min de lecture

    Chirurgie réfractive : LASIK, PKR, SMILE — qui peut en bénéficier ?

    PKR, LASIK ou SMILE : trois techniques laser pour corriger myopie, astigmatisme et hypermétropie. Indications, contre-indications (kératocône, cornée fine, < 18-21 ans, grossesse), bilan préopératoire, risques (ectasie, sécheresse, halos), coût ~1500-3000 €/œil non remboursé. Sources SAFIR, SNOF, HAS, ANSM, AAO, Cochrane.

    Publié le 29 avril 2026Mis à jour le 29 avr. 20260 vues0 commentaires
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    ParBilal YIKILMAZ·Rédacteur & éditeur
    SelonHASINSERMOMSPolitique éditoriale
    Mis à jour le 29 avril 2026
    Chirurgie réfractive : LASIK, PKR, SMILE — qui peut en bénéficier ?

    La chirurgie réfractive a profondément évolué depuis les premiers LASIK des années 1990. Les techniques actuelles atteignent une précision micrométrique, un taux de réussite élevé et un profil de sécurité bien documenté chez le patient sélectionné. Mais elle reste une chirurgie d'amélioration de la qualité de vie, non vitale et non remboursée. Le succès dépend autant du bilan préopératoire — qui exclut les contre-indications et choisit la bonne technique — que du geste lui-même. Cet article explique les trois techniques, leurs indications, les pièges du choix et les questions à poser au chirurgien.

    ~150 000
    Interventions de chirurgie réfractive / an en France
    SAFIR, données métier
    ≥ 95 %
    Patients atteignant 10/10 sans correction à 1 an (myopie modérée bien sélectionnée)
    Méta-analyses Cochrane (Excimer laser surgery for myopia)
    1500–3000 €
    Prix moyen par œil — non remboursé Sécurité sociale
    SAFIR, opérateurs cliniques français
    ≥ 18 ans
    Âge minimum recommandé (réfraction stable depuis 1 an)
    SAFIR, AAO Guidelines

    Trois techniques laser, trois logiques

    Les trois grandes techniques modernes corrigent toutes la cornée — la lentille naturelle de l'œil — pour modifier sa forme et donc le point de focalisation. Elles diffèrent par le geste opératoire et le profil de récupération.

    PKR, LASIK, SMILE — comparaison clinique
    Technique Geste Récupération Profil patient
    PKR (photokératectomie réfractive) Retrait de l'épithélium cornéen + laser excimer en surface 4 à 7 jours douloureux ; vision stable à 1–3 mois Cornée fine, métiers à risque de choc oculaire (sport de combat, militaire), candidat refusé au LASIK
    LASIK (capot cornéen) Découpe d'un capot fin (~110 µm) au laser femtoseconde + laser excimer dans le stroma + repositionnement du capot 24–48 h pour une vision presque normale ; suites peu douloureuses Cornée d'épaisseur suffisante, myopie/astigmatisme modérés, sans facteur de risque de kératocône
    SMILE (Small Incision Lenticule Extraction) Création d'un lenticule cornéen au laser femtoseconde + extraction par mini-incision (2–4 mm) 1–3 jours pour une vision presque normale ; sécheresse oculaire post-op moindre Myopie modérée à forte, astigmatisme modéré ; sportifs et patients à œil sec préopératoire
    Presby-LASIK LASIK avec ablation asymétrique pour ajouter une zone de près sur l'œil non dominant (monovision modulée) Identique au LASIK ; adaptation cérébrale 4–8 semaines Presbyte sans cataracte naissante, motivé pour réduire la dépendance aux lunettes
    Implants multifocaux (lors d'une chirurgie de cataracte) Phaco-émulsification du cristallin + implant multifocal (trifocal en général) 1–2 semaines pour une vision stable Presbyte avec cataracte débutante ou avancée — solution la plus durable après 55-60 ans
    Sources : SAFIR, SNOF, AAO Refractive Errors and Refractive Surgery Guidelines, Cochrane (Excimer laser refractive surgery for myopia).

    Le LASIK reste la technique la plus pratiquée dans le monde. Le SMILE, plus récent, gagne du terrain pour la myopie modérée à forte et chez les patients à œil sec préopératoire. La PKR, ancienne mais toujours utilisée, reste pertinente quand le LASIK est contre-indiqué (cornée fine, métier à risque de choc).

    Gros plan d'une main gantée tenant un instrument ophtalmologique en acier brossé dans un bloc opératoire propre
    Le LASIK et le SMILE durent 10 à 20 minutes par œil sous anesthésie locale par gouttes — le patient reste conscient et fixe une mire lumineuse pendant la photoablation laser.

    Indications — qui peut en bénéficier

    L'indication idéale combine plusieurs critères. Aucun ne suffit isolément :

    • Âge ≥ 18 ans, idéalement ≥ 21 ans, avec une réfraction stable depuis 12 à 24 mois (variation ≤ 0,5 D / an).
    • Myopie de -0,75 D à -8 à -10 D, astigmatisme jusqu'à -5 à -6 D, hypermétropie jusqu'à +4 à +5 D selon technique.
    • Cornée d'épaisseur suffisante (pachymétrie centrale ≥ 500 µm en règle), avec une topographie cornéenne normale (pas de kératocône infra-clinique).
    • Absence de pathologie cornéenne active : kératoconjonctivite herpétique, kératite chronique, dystrophie épithéliale.
    • Pas de pathologie auto-immune active non équilibrée (lupus, polyarthrite rhumatoïde, Sjögren sévère).
    • Pupilles non excessivement grandes (< 7 mm en mésopique) pour limiter halos et éblouissements postopératoires.
    • Patient informé et motivé — la chirurgie n'élimine pas la presbytie ; un patient de 35 ans qui se fait opérer aura presbyte vers 45 ans comme tout le monde.

    Contre-indications — quand il faut renoncer

    Le rôle du chirurgien est aussi de dire « non ». Cinq grandes situations sont des contre-indications absolues ou relatives à la chirurgie réfractive cornéenne :

    Six contre-indications à la chirurgie réfractive cornéenne
    Le bilan préopératoire identifie ces situations — sa rigueur conditionne la sécurité.
    Kératocône avéré ou infra-clinique
    Maladie cornéenne où le tissu s'amincit et bombe. Toute chirurgie laser y est strictement contre-indiquée — risque d'ectasie iatrogène grave. La topographie cornéenne et la tomographie Scheimpflug sont essentielles au dépistage.
    Cornée fine (< 480-500 µm)
    L'épaisseur résiduelle stromale doit rester ≥ 250-280 µm après l'ablation. Une cornée trop fine fait préférer la PKR ou exclure la chirurgie laser. Alternative : implant phaque pré-cristallinien (ICL).
    Réfraction instable (< 18-21 ans, grossesse)
    Avant 21 ans, la myopie peut continuer à évoluer. Pendant la grossesse et l'allaitement, les variations hormonales modifient la cornée. Reporter la chirurgie de 6 à 12 mois après le sevrage.
    Pathologies cornéennes ou ophtalmiques actives
    Herpès cornéen actif, glaucome non équilibré, sécheresse oculaire sévère (Sjögren), uvéite, dystrophie de Fuchs : toutes nécessitent une stabilisation préalable ou contre-indiquent la chirurgie.
    Maladies auto-immunes non équilibrées
    Polyarthrite rhumatoïde active, lupus, sclérodermie : risque de cicatrisation cornéenne anormale. À discuter avec le rhumatologue ; intervention possible si maladie quiescente ≥ 12 mois.
    Patient non informé ou attentes irréalistes
    La chirurgie corrige une situation à un instant donné — elle ne stoppe pas la presbytie ni le vieillissement cornéen. Un patient qui attend la perfection ou qui n'accepte pas le risque résiduel n'est pas un bon candidat.
    Sources : SAFIR ; SNOF ; AAO Refractive Surgery PPP ; HAS (avis sur la chirurgie réfractive).

    Bilan préopératoire — l'étape la plus importante

    Le bilan préopératoire en cabinet ophtalmologique dure 1 à 2 heures et inclut :

    • Réfraction subjective + cycloplégique (gouttes pour bloquer l'accommodation, surtout chez le sujet jeune).
    • Topographie cornéenne (Pentacam, Orbscan ou équivalent) — cartographie complète de la courbure et de l'épaisseur cornéenne, dépistage du kératocône.
    • Pachymétrie — mesure d'épaisseur cornéenne au point le plus fin.
    • Aberrométrie — mesure des aberrations optiques d'ordre supérieur (utile pour le LASIK personnalisé).
    • Mesure du diamètre pupillaire en mésopique (faible luminosité) — risque d'halos si pupille > 7 mm.
    • Évaluation du film lacrymal (BUT, Schirmer) — la sécheresse préopératoire est un facteur de complications postopératoires (voir notre article sécheresse oculaire1).
    • Examen au biomicroscope — état de la cornée, du cristallin, de la rétine.
    • Fond d'œil dilaté — recherche de déchirures rétiniennes périphériques (fréquentes chez le myope fort, à traiter avant la chirurgie).

    Le port de lentilles de contact souples doit être interrompu 1 à 2 semaines avant le bilan ; les lentilles rigides demandent un sevrage de 4 à 6 semaines. Sinon les mesures sont faussées.

    Le geste opératoire — déroulé

    L'intervention dure 10 à 20 minutes par œil, sous anesthésie locale par gouttes. Le patient est allongé, conscient, fixe une lumière de mire. Le déroulement type :

    Déroulé d'une intervention de LASIK ou SMILE
    Chirurgie ambulatoire — départ le jour même avec consigne de repos visuel.
    1. Préparation
    • Anesthésie de la cornée par collyre (oxybuprocaïne)
    • Désinfection palpébrale
    • Mise en place d'un blépharostat (écarte les paupières)
    • Bonne fixation visuelle à la mire
    2. Découpe / création
    • LASIK : découpe d'un capot par femtoseconde (~ 30 secondes)
    • SMILE : création d'un lenticule par femtoseconde (~ 30 secondes)
    • PKR : retrait de l'épithélium par alcool dilué ou laser
    • Phase la plus délicate techniquement
    3. Photoablation laser
    • Laser excimer pulsé (ou extraction du lenticule SMILE)
    • Tracking pupillaire en temps réel
    • 10 à 60 secondes selon correction
    • Aucune douleur — léger crépitement et odeur particulière
    4. Fin et sortie
    • Repositionnement du capot (LASIK) ou pas de fermeture (SMILE incision auto-fermée)
    • Antibiotique + corticoïde topique
    • Lunettes de protection
    • Sortie en moyenne 30 min après — accompagnant obligatoire
    Sources : SAFIR ; SNOF ; protocoles cliniques chirurgie réfractive 2024.

    Risques et complications

    La chirurgie réfractive est globalement très sûre dans une cohorte bien sélectionnée, mais les complications, rares, méritent d'être connues :

    • Sécheresse oculaire postopératoire — la complication la plus fréquente (~ 20-40 % à 1 mois, baisse à < 5 % à 6 mois). Plus marquée après LASIK (innervation cornéenne sectionnée), moindre après SMILE et PKR. Larmes artificielles 4-6×/j systématiques.
    • Halos et éblouissements de nuit (≤ 5 % à 6 mois) — plus fréquents si pupille naturellement large, forte myopie, ou correction asymétrique. Attention pour la conduite la première année.
    • Sous- ou sur-correction résiduelle — peut nécessiter une retouche (≤ 3 %), gratuite chez la plupart des opérateurs dans la première année.
    • Ectasie cornéenne post-opératoire (kératocône iatrogène) — complication grave, 0,02 à 0,1 % du LASIK. Liée à un kératocône infra-clinique non détecté ou à une cornée trop amincie. Justifie la rigueur du bilan préopératoire.
    • Kératite épithéliale infectieuse — 0,01 à 0,1 %, prise en charge antibiotique en urgence.
    • Plicaturisation du capot, déplacement — spécifique au LASIK, rare, à surveiller les premiers jours.
    • Régression réfractive — un peu de myopie peut revenir au cours des années (~ 5-10 % à 10 ans), notamment chez les forts myopes.
    Signes d'alerte post-opératoires — consultation rapide

    Une douleur croissante après le 1er jour, une baisse de vision soudaine, une rougeur intense ou un œil très collé, ou un halo persistant très handicapant nécessitent un retour rapide au centre opérateur ou aux urgences ophtalmologiques. Les complications graves restent rares (< 1 % cumulé), mais leur reconnaissance précoce est cruciale.

    Et la presbytie ? Presby-LASIK et implants multifocaux

    La chirurgie réfractive cornéenne ne supprime pas la presbytie — elle peut même l'amener plus tôt chez un myope opéré (qui perd l'effet « lecture rapprochée naturelle » de sa myopie). Trois solutions chez le presbyte :

    • Presby-LASIK — ablation asymétrique au laser créant une multifocalité cornéenne, surtout sur l'œil non dominant. Effet réversible avec la régression réfractive. Adaptation cérébrale en 4-8 semaines.
    • Implants phaques (ICL) — implant intra-oculaire ajouté en avant du cristallin naturel. Réservé aux fortes myopies non éligibles au LASIK / SMILE. Pas de modification de la cornée.
    • Implants multifocaux lors de la chirurgie de cataracte — à partir de 55-65 ans, lorsque le cristallin commence à perdre sa transparence. L'implant multifocal trifocal2 remplace le cristallin et corrige loin / intermédiaire / près en un seul geste. Solution la plus durable et la plus diffusée chez les seniors aujourd'hui.
    Vue en plongée d'un kit de soins post-opératoires : flacon transparent de larmes artificielles, coque protectrice transparente pour œil, lunettes solaires noires, serviette en lin et verre d'eau sur un plan en marbre clair
    Suites postopératoires : larmes artificielles 4 à 6 fois par jour, coque protectrice la nuit la première semaine, lunettes solaires en extérieur. La sécheresse oculaire est la suite la plus fréquente, généralement transitoire.

    Coût et remboursement

    La chirurgie réfractive est considérée comme un acte de confort : elle n'est pas remboursée par la Sécurité sociale en France. Tarifs indicatifs par œil :

    • PKR : 800–1500 € ;
    • LASIK : 1500–2500 € ;
    • SMILE : 2000–3000 € ;
    • Presby-LASIK : 2000–3500 € ;
    • Implants phaques (ICL) : 3000–4500 € ;
    • Implants multifocaux dans la cataracte : la chirurgie de cataracte est remboursée Sécu, le surcoût lié à l'implant multifocal (~ 1000–1500 €) est généralement à la charge du patient, partiellement couvert par certaines complémentaires haut de gamme.

    Certaines complémentaires santé proposent un forfait chirurgie réfractive (300 à 1500 € selon contrat) — à vérifier avant de prendre rendez-vous. Le coût d'une vie de lentilles de contact ou de plusieurs paires de lunettes peut justifier économiquement l'intervention sur 10-15 ans, indépendamment du confort.

    Erreurs fréquentes

    • Choisir le centre uniquement sur le prix — le bilan préopératoire et l'expérience du chirurgien comptent davantage que la technique elle-même. Un LASIK bien indiqué chez un patient bien sélectionné dépasse en sécurité un SMILE mal posé.
    • Comprendre la chirurgie comme un retour aux 18 ans — elle ne supprime pas la presbytie, ne stoppe pas le vieillissement de la cornée et n'élimine pas tous les risques.
    • Ne pas dire que l'on porte des lentilles rigides — sevrage indispensable de 4 à 6 semaines avant le bilan, sinon mesures faussées.
    • Sous-estimer la sécheresse oculaire postopératoire — 20-40 % à 1 mois, à anticiper avec larmes artificielles préventives.
    • Faire l'intervention pendant une grossesse ou l'allaitement — variations hormonales défavorables, attendre 6-12 mois après le sevrage.
    • Ne pas reconsidérer la conduite de nuit les premières semaines — halos et éblouissements peuvent diminuer la perception visuelle nocturne ; éviter la conduite si gêne.

    Ce qu'il faut retenir

    • Trois techniques principales : PKR (surface), LASIK (capot + excimer), SMILE (lenticule par mini-incision).
    • L'indication dépend de l'âge (≥ 18-21 ans), de la stabilité réfractive, de l'épaisseur cornéenne et de la topographie.
    • Le bilan préopératoire (topographie, pachymétrie, aberrométrie) est l'étape qui décide tout — sa rigueur conditionne la sécurité.
    • Contre-indications majeures : kératocône, cornée fine, réfraction instable, grossesse, pathologie auto-immune active.
    • Risques principaux : sécheresse oculaire transitoire, halos nocturnes, ectasie post-opératoire (rare), retouche éventuelle.
    • La presbytie n'est pas corrigée par les techniques cornéennes classiques — alternatives : presby-LASIK ou implants multifocaux dans une chirurgie de cataracte.
    • Coût ~ 1500–3000 €/œil, non remboursé Sécu — vérifier le forfait éventuel de la complémentaire santé.

    Questions fréquentes

    Quelle technique choisir entre LASIK, PKR et SMILE ?

    Le choix dépend de votre cornée et de votre profil. LASIK : récupération rapide (24-48 h), confortable, adapté aux myopies et astigmatismes modérés avec cornée d'épaisseur suffisante — c'est la technique la plus pratiquée. SMILE : sans capot cornéen (donc moins de sécheresse postopératoire et meilleure résistance aux chocs), idéal pour les myopies modérées à fortes et les sportifs. PKR : sans découpe, indiquée si la cornée est fine ou en cas de métier à risque de choc oculaire (militaire, sport de combat) — au prix d'une convalescence de 4 à 7 jours douloureuse. Le bilan préopératoire et l'avis du chirurgien tranchent.

    À partir de quel âge peut-on se faire opérer ?

    Au minimum 18 ans, idéalement 21 ans. La condition essentielle est une réfraction stable depuis 12 à 24 mois (variation ≤ 0,5 D/an). Avant 21 ans, la myopie peut continuer à évoluer — opérer prématurément expose à une régression réfractive. À l'inverse, il n'y a pas de limite supérieure : un patient de 60 ans en bonne santé oculaire peut être opéré, mais on lui proposera plutôt un implant multifocal lors d'une chirurgie de cataracte (qui surviendra de toute façon dans 5-10 ans). Toujours faire le bilan préopératoire complet, à n'importe quel âge.

    Le LASIK est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

    Non — la chirurgie réfractive est considérée comme un acte de confort, non remboursée par l'Assurance Maladie. Tarifs indicatifs : 800-1500 €/œil pour la PKR, 1500-2500 €/œil pour le LASIK, 2000-3000 €/œil pour le SMILE. Certaines complémentaires santé proposent un forfait spécifique (300 à 1500 € selon contrats) — à vérifier auprès de votre assureur avant le rendez-vous. La chirurgie de cataracte avec implant multifocal est partiellement remboursée (la chirurgie elle-même est un acte de Sécu, le surcoût de l'implant multifocal est à charge — 1000 à 1500 € en moyenne).

    Quels sont les principaux risques de la chirurgie réfractive ?

    Globalement faibles dans une cohorte bien sélectionnée, mais à connaître. Sécheresse oculaire postopératoire — fréquente (20-40 % à 1 mois), généralement transitoire (< 5 % à 6 mois). Halos et éblouissements nocturnes — moins de 5 % à 6 mois, plus fréquents si pupille large ou forte myopie. Sous- ou sur-correction — 1-3 %, retouche gratuite la première année chez la plupart des opérateurs. Ectasie cornéenne (kératocône iatrogène) — 0,02-0,1 % du LASIK ; évitée par un bilan préopératoire rigoureux. Infection — < 0,1 %, prise en charge antibiotique. La sélection des candidats par le bilan préopératoire est ce qui conditionne le plus la sécurité.

    Peut-on encore avoir besoin de lunettes après un LASIK ?

    Oui, dans plusieurs situations. Presbytie — apparaît vers 42-48 ans même après LASIK myopique, on aura besoin de lunettes de lecture. Sous-correction résiduelle — quelques diopties peuvent persister (1-3 % des cas), avec une retouche possible la première année. Régression réfractive à 5-10 ans, surtout chez les forts myopes. Conditions particulières : conduite de nuit avec halos, fatigue visuelle prolongée, sécheresse oculaire chronique. Beaucoup de patients opérés gardent ainsi une paire de lunettes pour le confort en certaines situations — sans obligation.

    Si j'ai un kératocône, puis-je être opéré ?

    Non — le kératocône est une contre-indication formelle à toute chirurgie réfractive cornéenne (PKR, LASIK, SMILE). Le retrait de tissu cornéen aggrave l'ectasie et peut conduire à une perte fonctionnelle majeure. Le dépistage par topographie cornéenne et tomographie Scheimpflug (Pentacam) est l'étape critique du bilan préopératoire. Pour un patient avec kératocône, deux solutions : cross-linking cornéen (renforcement du collagène par UV + riboflavine) pour stabiliser l'ectasie, et implants phaques (ICL) ou lentilles rigides pour corriger l'amétropie. La chirurgie de cataracte avec implant torique reste possible plus tard.

    Aller plus loin

    • Santé oculaire de l'adulte3 — Pilier de référence : DMLA, glaucome, presbytie, dépistage et hygiène visuelle après 40 ans.
    • Myopie de l'adulte : progression et contrôle4 — Avant chirurgie réfractive, vérifier la stabilité de la myopie (≥ 12-24 mois sans variation).
    • Presbytie après 45 ans5 — La presbytie n'est pas corrigée par le LASIK / SMILE classique — alternatives : presby-LASIK ou implants multifocaux.
    • Chirurgie de la cataracte2 — Les implants multifocaux dans la chirurgie de cataracte sont la voie la plus durable de correction réfractive après 55-65 ans.
    • Sécheresse oculaire : écrans, ménopause et traitements1 — La sécheresse oculaire préopératoire est un facteur de complications postopératoires — à équilibrer avant l'intervention.
    • Lunettes et verres progressifs6 — Alternative non chirurgicale chez le presbyte ; à comparer en coût et en confort sur 10-15 ans.

    Sources et références

    • SAFIR — Société de l'Association Française des Implants intra-oculaires et de la chirurgie Réfractive7
      Référentiel SAFIR : recommandations professionnelles sur la chirurgie réfractive en France, indications et contre-indications PKR / LASIK / SMILE / implants phaques, suivi postopératoire.
    • SNOF — Syndicat National des Ophtalmologistes de France (chirurgie réfractive)8
      Référentiel SNOF grand public : techniques de chirurgie réfractive (LASIK, PKR, SMILE), contre-indications, parcours patient, alternatives à la chirurgie.
    • HAS — Évaluation des techniques de chirurgie de la myopie (rapport)9
      Évaluation HAS des techniques de chirurgie de la myopie : indications, niveau de preuve, place du LASIK et de la PKR dans le parcours de soins.
    • ANSM — Dispositifs médicaux ophtalmologiques (lasers excimer et femtoseconde)10
      Dossier ANSM sur les produits de santé pour les yeux, incluant les dispositifs médicaux laser utilisés en chirurgie réfractive et leur encadrement réglementaire.
    • Cochrane — Excimer laser refractive surgery for low to moderate myopia (Settas, mise à jour)11
      Méta-analyse Cochrane : taux de succès et profil de complications du LASIK et de la PKR pour myopies faibles à modérées ; niveaux de preuve élevés sur la sécurité globale.
    • AAO — Refractive Errors and Refractive Surgery Preferred Practice Pattern12
      Recommandations cliniques AAO (American Academy of Ophthalmology) — référence internationale sur l'évaluation préopératoire, le choix de la technique et la prise en charge des complications.
    Questions Fréquentes

    Réponses aux questions les plus courantes

    <p>Le choix dépend de votre cornée et de votre profil. <strong>LASIK</strong> : récupération rapide (24-48 h), confortable, adapté aux myopies et astigmatismes modérés avec cornée d'épaisseur suffisante — c'est la technique la plus pratiquée. <strong>SMILE</strong> : sans capot cornéen (donc moins de sécheresse postopératoire et meilleure résistance aux chocs), idéal pour les myopies modérées à fortes et les sportifs. <strong>PKR</strong> : sans découpe, indiquée si la cornée est fine ou en cas de métier à risque de choc oculaire (militaire, sport de combat) — au prix d'une convalescence de 4 à 7 jours douloureuse. Le bilan préopératoire et l'avis du chirurgien tranchent.</p>

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    Sourcé auprès d'autorités indépendantes

    Cet article a été rédigé par Bilal YIKILMAZ, rédacteur en chef de cestlasante.com. Il n'est pas médecin : chaque recommandation ci-dessus s'appuie sur des sources médicales indépendantes, explicitement citées.

    Autorités citées : HAS, INSERM, OMS.

    Dernière révision éditoriale : 29 avril 2026.

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    Bilal YIKILMAZ

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    29 avril 2026
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