C'est La Santé
  • Accueil
  • Articles
  • Outils Santé
  • Questions-Réponses

Pied de page — informations du site et abonnement

Sources indépendantes

Nous nous appuyons exclusivement sur des sources indépendantes

Chaque affirmation médicale publiée sur cestlasante.com est référencée à une ou plusieurs autorités indépendantes reconnues en France et dans le monde francophone.

Les liens ci-contre ouvrent les portails thématiques officiels. Pour une référence précise à une étude ou à une recommandation, consultez la section Sources et références en bas de chaque article.

  • HASPortail officiel
  • INSERMPortail officiel
  • ANSMPortail officiel
  • Santé publique FrancePortail officiel
  • OMSPortail officiel
  • AmeliPortail officiel
C'est La Santé

Un site d'information santé rigoureusement sourcé, destiné au grand public francophone. Toutes les données médicales sont étayées par des autorités indépendantes : HAS, INSERM, ANSM, Santé publique France, OMS et études évaluées par des pairs.

Lettre d'information mensuelle

Les dossiers santé publiés ce mois-ci, une fois par mois, directement dans votre boîte.

Aucun spam. Désabonnement en un clic. Conforme RGPD.

Rédaction

  • À propos
  • Rédaction
  • Tous les articles
  • Politique éditoriale
  • Contact

Catégories

  • Nutrition
  • Fitness
  • Santé Mentale
  • Style de Vie
  • Médical
  • Beauté

Outils santé

  • Tous les outils santé
  • Calculateur d’IMC
  • Calculateur de calories
  • Calculateur de sommeil
  • IMC enfant
  • Test de forme

Légal

  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • Politique des cookies
  • Conditions générales
  • Politique éditoriale
© 2026 cestlasante.com — Tous droits réservés.Dernière revue éditoriale : juin 2026. Rédaction : Bilal YIKILMAZ, éditeur — les articles sont relus et sourcés par l'équipe rédactionnelle.
Politique éditoriale·Mentions légales·Plan du site

Avertissement médical : les contenus de cestlasante.com sont publiés à titre informatif et ne remplacent en aucun cas une consultation médicale. En cas de doute, consultez un professionnel de santé. En cas d'urgence, composez le 15 (SAMU) ou le 112.

    Retour aux articles
    Nutrition 6 min de lecture

    Nutri-Score : comment le lire et l'utiliser vraiment en courses

    De A à E, le Nutri-Score résume en un coup d'œil la qualité nutritionnelle d'un produit. Algorithme FSA, généralisation européenne 2026, limites et usage pratique en supermarché.

    Publié le 17 avril 2026Mis à jour le 17 avr. 20260 vues0 commentaires
    Partager:
    ParBilal YIKILMAZ·Rédacteur & éditeur
    SelonHASINSERMOMSPolitique éditoriale
    Mis à jour le 17 avril 2026
    Nutri-Score : comment le lire et l'utiliser vraiment en courses

    Le Nutri-Score est le seul étiquetage nutritionnel face avant recommandé par Santé publique France et par le Haut Conseil de la santé publique. Conçu pour être lisible en moins de 3 secondes, il condense la qualité nutritionnelle globale d'un aliment en une lettre colorée. Bien utilisé, il permet un arbitrage simple entre deux produits d'une même catégorie — mais il a des limites qu'il faut connaître.

    L'algorithme : comment la note est calculée

    Le Nutri-Score repose sur l'adaptation française du score FSA (Food Standards Agency, Royaume-Uni, 2007). Pour 100 g ou 100 mL, on attribue :

    • Points N (négatifs, 0 à 40) : valeur énergétique, sucres, acides gras saturés, sel.
    • Points P (positifs, 0 à 15) : fibres, protéines, pourcentage de fruits, légumes et légumineuses.

    La note finale = Points N − Points P. Plus elle est basse, meilleur est le profil. Elle est ensuite convertie en lettre de A à E selon des seuils spécifiques aux boissons et aux matières grasses.

    Nouveau Nutri-Score : la mise à jour de 2024

    En réponse aux critiques (Selon l'ANSES, saisine 2021), le comité scientifique européen a durci l'algorithme en 2024. Les principaux changements :

    • Sel et sucre mieux pénalisés : barème N relevé pour tendre vers les recommandations OMS (< 5 g sel, < 10 % de l'énergie en sucres libres).
    • Huile d'olive : passe généralement de C à B (reconnaissance du profil méditerranéen).
    • Viandes rouges et charcuterie : plafonnées à C au mieux, plus souvent D ou E.
    • Céréales complètes : mieux valorisées via le seuil fibres.
    • Boissons sucrées : barème spécifique durci ; toute boisson sucrée tend à afficher D ou E.

    Selon Santé publique France (2024), 30 à 40 % des produits voient leur lettre changer avec la nouvelle version. L'affichage des produits actualisés s'étale sur 2025-2026.

    Ce que dit la recherche sur l'intérêt sanitaire

    La cohorte française NutriNet-Santé est la plus grande étude mondiale sur l'étiquetage nutritionnel. Ses publications clés :

    Infographie illustrant les points clés de la section « Ce que dit la recherche sur l'intérêt sanitaire »
    Synthèse visuelle des éléments abordés dans cette section.
    • Deschasaux et al. (BMJ 2020, n = 501 500, cohorte EPIC européenne) : un score FSA-NPS plus élevé (= moins bon Nutri-Score) est associé à +7 % de mortalité toutes causes sur 17 ans de suivi.
    • Adriouch et al. (2016) : association linéaire entre mauvais Nutri-Score et risque cardiovasculaire (+61 % pour le quintile le plus défavorable).
    • Julia et al. (2018) : en magasin, l'affichage Nutri-Score pousse le panier moyen vers des produits de meilleure qualité (+4,5 % de A-B achetés versus témoin).

    Les limites à garder en tête

    Le Nutri-Score est un outil de comparaison intra-catégorie, pas un jugement absolu :

    Schéma médical illustrant « Les limites à garder en tête »
    Repères schématiques pour visualiser le sujet traité.
    • Il ne compare pas toutes les familles entre elles. Un E sur une charcuterie et un E sur une chips ne signifient pas la même chose sur la portion réellement consommée.
    • Il ne reflète pas le degré de transformation. Un ultra-transformé peut afficher un B (voir notre article sur la classification NOVA).
    • Il n'intègre pas les additifs ni les pesticides.
    • Les huiles nobles (olive, colza, noix) : l'ancienne version les classait C, la nouvelle version les remonte généralement à B. Rester vigilant sur le passage.
    • Les fromages : note pénalisée par les graisses saturées et le sel. Des fromages pourtant traditionnels (comté, parmesan) ressortent D. À intégrer dans un régime équilibré sans les diaboliser.
    • Déclaratif industriel : le producteur reste libre d'afficher ou non le logo. L'absence n'est pas neutre — elle masque souvent un mauvais score.

    La généralisation européenne (2026)

    Selon la Commission européenne (stratégie Farm to Fork, 2020), l'étiquetage nutritionnel harmonisé face avant devait être obligatoire dans toute l'UE courant 2023-2024. La décision a été reportée sous la pression de plusieurs États (Italie, Grèce, Chypre) qui défendent leurs produits traditionnels (parmesan, huile d'olive, charcuteries AOP). La nouvelle version de 2024, plus favorable aux produits méditerranéens bruts, tente de lever ces objections. Un vote européen est attendu courant 2026.

    Comment l'utiliser en pratique

    • Comparer à catégorie constante : deux céréales du petit-déjeuner entre elles, deux plats préparés entre eux, deux yaourts entre eux.
    • Viser A et B pour les achats courants ; accepter C sur certaines familles (fromages nobles, huiles).
    • Limiter D et E aux consommations occasionnelles.
    • Ne pas fétichiser le logo. Un fruit brut sans étiquette vaut toujours un A-B industriel.
    • Cumuler avec NOVA (degré de transformation) : privilégier un B NOVA-1 ou NOVA-2 plutôt qu'un A NOVA-4.
    • Applications : Open Food Facts, Yuka (versions complétées du logo) permettent de scanner un produit non étiqueté et d'obtenir le Nutri-Score calculé.

    Nutri-Score et régimes spécifiques

    Chez les patients diabétiques, hypertendus ou dyslipidémiques, le Nutri-Score est un premier filtre utile mais ne remplace pas la lecture des étiquettes. Un B peut cacher 35 g de glucides par portion — problématique chez un diabétique de type 1. Un A peut contenir 0,8 g de sel par portion — significatif chez un hypertendu qui mange plusieurs portions. Pour ces profils, combiner Nutri-Score + valeurs nutritionnelles détaillées reste la règle (HAS, 2023).

    Questions fréquentes

    Le Nutri-Score est-il obligatoire en France ?

    Non, il reste volontaire pour les industriels en France depuis son adoption en 2017. Toutefois, selon Santé publique France (2024), plus de 60 % du marché alimentaire l'affiche. La généralisation européenne obligatoire est attendue courant 2026 dans le cadre de la stratégie Farm to Fork.

    Pourquoi l'huile d'olive change-t-elle de lettre ?

    L'ancien Nutri-Score la classait C à cause de sa densité énergétique élevée. La nouvelle version (2024) reconnaît la qualité des acides gras monoinsaturés et le contexte méditerranéen : l'huile d'olive extra-vierge passe à B. Ce changement lève une des principales critiques italiennes et espagnoles.

    Un produit A est-il toujours meilleur qu'un produit C ?

    À catégorie constante, oui le plus souvent. Mais comparer un A de boissons végétales à un C d'huile d'olive n'a pas de sens. La règle : comparer deux produits que l'on achète pour le même usage. Le Nutri-Score n'est pas un classement universel.

    Le Nutri-Score prend-il en compte les additifs ?

    Non. L'algorithme ne juge que les nutriments (énergie, graisses saturées, sucres, sel, fibres, protéines, fruits et légumes). Les additifs, édulcorants, pesticides ne sont pas intégrés. Pour ces paramètres, combiner Nutri-Score + classification NOVA + applications comme Open Food Facts.

    Faut-il éviter tous les produits D et E ?

    Pas forcément. Un D ou E occasionnel (charcuterie artisanale, fromage traditionnel, chocolat noir) reste compatible avec une alimentation équilibrée. La règle : le quotidien en A-B-C, le D-E en marge. L'ANSES rappelle que c'est le profil global de la semaine qui compte, pas un produit isolé.

    Aller plus loin

    • Nutrition équilibrée adulte : les repères PNNS1 — Pillar de référence.
    • Aliments ultra-transformés : la classification NOVA2 — Complément indispensable au Nutri-Score.
    • Sucres ajoutés : la limite OMS3 — Zoom sur le principal nutriment pénalisé.
    • Fibres alimentaires : viser 30 g/jour4 — Le levier positif du score.

    Sources et références

    • Santé publique France — Nutri-Score : comprendre le logo5
    • ANSES — Avis sur l'évolution du Nutri-Score (2022)6
    • Deschasaux et al. — Nutritional quality of food as represented by the FSAm-NPS and mortality (BMJ 2020)7
    • Manger Bouger — Le Nutri-Score en pratique8
    • Commission européenne — Stratégie Farm to Fork9
    Questions Fréquentes

    Réponses aux questions les plus courantes

    <p>Non, il reste volontaire pour les industriels en France depuis son adoption en 2017. Toutefois, selon Santé publique France (2024), plus de 60 % du marché alimentaire l'affiche. La généralisation européenne obligatoire est attendue courant 2026 dans le cadre de la stratégie <em>Farm to Fork</em>.</p>

    Articles Connexes

    Découvrez d'autres articles sur ce sujet

    Microbiote intestinal : nourrir sa flore avec fibres et aliments fermentés au quotidien
    Nutrition

    Microbiote intestinal : nourrir sa flore avec fibres et aliments fermentés au quotidien

    Microbiote : 30 g/jour de fibres (vs 20 g actuels chez l'adulte français), 1 portion d'aliments fermentés par jour. Les 10 aliments clés, l'introduction progressive sur 4 semaines, les pièges (SII, compléments inutiles). Sources INSERM, INRAE, EFSA, ANSES.

    12 mai 2026
    1 min
    0
    0
    BBilal YIKILMAZ
    Vitamine D chez l'adulte : qui supplémenter, à quelle dose, comment doser
    Nutrition

    Vitamine D chez l'adulte : qui supplémenter, à quelle dose, comment doser

    Vitamine D : 50 % des Français en insuffisance l'hiver (INSERM ESTEBAN). Qui doit se supplémenter, à quelle dose (800 UI/j ou 100 000 UI/3 mois), quand doser le 25(OH)D et risques d'hypervitaminose. Sources HAS, ANSES, GRIO, EFSA.

    10 mai 2026
    1 min
    0
    0
    BBilal YIKILMAZ
    Protéines : besoins quotidiens chez l'adulte — guide 2026
    Nutrition

    Protéines : besoins quotidiens chez l'adulte — guide 2026

    Apports recommandés en protéines (0,83 g/kg ANSES, 1,0–1,2 g/kg après 60 ans, 1,2–1,6 g/kg sportif), sources animales et végétales, qualité protéique et mythes démêlés.

    19 avril 2026
    1 min
    0
    0
    BBilal YIKILMAZ

    Sourcé auprès d'autorités indépendantes

    Cet article a été rédigé par Bilal YIKILMAZ, rédacteur en chef de cestlasante.com. Il n'est pas médecin : chaque recommandation ci-dessus s'appuie sur des sources médicales indépendantes, explicitement citées.

    Autorités citées : HAS, INSERM, OMS.

    Dernière révision éditoriale : 17 avril 2026.

    Politique éditorialeSignaler une erreur

    À propos de l'auteur

    B

    Bilal YIKILMAZ

    Auteur

    Informations

    Catégorie
    Nutrition
    Publié
    17 avril 2026
    Lecture
    6 min
    Vues
    0
    Commentaires (0)
    Partagez vos réflexions et engagez-vous dans la discussion
    Vous devez être connecté pour commenter.Se connecter

    Aucun commentaire pour le moment

    Soyez le premier à partager vos réflexions sur cet article.