C'est La Santé
  • Accueil
  • Articles
  • Outils Santé
  • Questions-Réponses

Pied de page — informations du site et abonnement

Sources indépendantes

Nous nous appuyons exclusivement sur des sources indépendantes

Chaque affirmation médicale publiée sur cestlasante.com est référencée à une ou plusieurs autorités indépendantes reconnues en France et dans le monde francophone.

Les liens ci-contre ouvrent les portails thématiques officiels. Pour une référence précise à une étude ou à une recommandation, consultez la section Sources et références en bas de chaque article.

  • HASPortail officiel
  • INSERMPortail officiel
  • ANSMPortail officiel
  • Santé publique FrancePortail officiel
  • OMSPortail officiel
  • AmeliPortail officiel
C'est La Santé

Un site d'information santé rigoureusement sourcé, destiné au grand public francophone. Toutes les données médicales sont étayées par des autorités indépendantes : HAS, INSERM, ANSM, Santé publique France, OMS et études évaluées par des pairs.

Lettre d'information mensuelle

Les dossiers santé publiés ce mois-ci, une fois par mois, directement dans votre boîte.

Aucun spam. Désabonnement en un clic. Conforme RGPD.

Rédaction

  • À propos
  • Rédaction
  • Tous les articles
  • Politique éditoriale
  • Contact

Catégories

  • Nutrition
  • Fitness
  • Santé Mentale
  • Style de Vie
  • Médical
  • Beauté

Outils santé

  • Tous les outils santé
  • Calculateur d’IMC
  • Calculateur de calories
  • Calculateur de sommeil
  • IMC enfant
  • Test de forme

Légal

  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • Politique des cookies
  • Conditions générales
  • Politique éditoriale
© 2026 cestlasante.com — Tous droits réservés.Dernière revue éditoriale : juin 2026. Rédaction : Bilal YIKILMAZ, éditeur — les articles sont relus et sourcés par l'équipe rédactionnelle.
Politique éditoriale·Mentions légales·Plan du site

Avertissement médical : les contenus de cestlasante.com sont publiés à titre informatif et ne remplacent en aucun cas une consultation médicale. En cas de doute, consultez un professionnel de santé. En cas d'urgence, composez le 15 (SAMU) ou le 112.

    Retour aux articles
    Mode de vie sain 7 min de lecture

    Ostéoporose : quand faire une ostéodensitométrie (DMO) ?

    DMO (DEXA) : T-score < -2,5 = ostéoporose. Femmes 65 ans+ systématique, hommes 70 ans+. Plus tôt si ménopause précoce, corticoïdes, IMC < 19, fracture.

    Publié le 17 avril 2026Mis à jour le 17 avr. 20260 vues0 commentaires
    Partager:
    ParBilal YIKILMAZ·Rédacteur & éditeur
    SelonHASINSERMOMSPolitique éditoriale
    Mis à jour le 17 avril 2026
    Ostéoporose : quand faire une ostéodensitométrie (DMO) ?

    L'ostéoporose est une maladie osseuse fréquente et silencieuse : elle ne se manifeste qu'au moment de la fracture. En France, une femme sur trois et un homme sur cinq de plus de 50 ans feront une fracture ostéoporotique au cours de leur vie (GRIO, 2024). On estime à 400 000 le nombre de fractures par an liées à l'ostéoporose, dont 80 000 fractures de hanche, avec un surcroît de mortalité de 20 à 30 % dans l'année suivante. Le dépistage par ostéodensitométrie permet d'anticiper et de traiter avant la fracture.

    Qu'est-ce que l'ostéodensitométrie ?

    L'ostéodensitométrie par absorptiométrie biphotonique à rayons X (DEXA), aussi appelée DMO, mesure la quantité de calcium par unité de surface osseuse, en général au niveau du rachis lombaire et du col fémoral. L'examen :

    • Dure environ 15 minutes, est indolore.
    • Utilise des rayons X à très faible dose (≈ 0,001 mSv, soit 1/100 d'une radiographie pulmonaire).
    • Est pris en charge par l'Assurance Maladie dans les indications reconnues (voir plus bas).

    Les résultats sont exprimés en T-score (nombre d'écarts-types par rapport à la moyenne d'un adulte jeune de même sexe) et Z-score (par rapport aux pairs du même âge).

    Interprétation du T-score

    Classification OMS (reprise par HAS et GRIO) :

    • T-score ≥ −1 : densité osseuse normale.
    • T-score entre −1 et −2,5 : ostéopénie (densité abaissée).
    • T-score ≤ −2,5 : ostéoporose densitométrique.
    • T-score ≤ −2,5 + fracture : ostéoporose sévère (établie).

    Attention : une fracture peu traumatique (chute de sa hauteur, traumatisme minime) chez l'adulte de plus de 50 ans définit une ostéoporose clinique, quelle que soit la DMO — et justifie un traitement.

    Qui doit faire une DMO ? Les indications HAS / GRIO

    La HAS1 et le GRIO2 (Groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses) recommandent l'ostéodensitométrie dans les situations suivantes (remboursement à 70 % sur ces indications) :

    Infographie illustrant les points clés de la section « Qui doit faire une DMO ? Les indications HAS / GRIO »
    Synthèse visuelle des éléments abordés dans cette section.
    • Femme > 65 ans et homme > 70 ans : dépistage systématique, même en l'absence de facteur de risque.
    • Antécédent de fracture peu traumatique chez l'adulte (après exclusion d'une cause locale : tumeur, métastase).
    • Ménopause associée à : antécédent parental de fracture du col du fémur, IMC < 19, corticothérapie > 3 mois à > 7,5 mg/j équivalent-prednisone, ménopause précoce (< 40 ans) ou induite par la chirurgie.
    • Hypogonadisme masculin prolongé.
    • Hyperthyroïdie évolutive non traitée, hyperparathyroïdie, hypercorticisme.
    • Maladies chroniques à risque : polyarthrite rhumatoïde, maladie cœliaque, maladies inflammatoires de l'intestin, insuffisance rénale chronique.
    • Traitement par anti-aromatases (cancer du sein), agonistes de la GnRH (cancer de la prostate), corticothérapie au long cours.

    Facteurs de risque à évaluer

    • Âge > 65 ans.
    • Sexe féminin (effet protecteur des œstrogènes disparu à la ménopause).
    • Ménopause précoce ou chirurgicale.
    • Antécédent familial de fracture du col fémoral (surtout au 1er degré).
    • Faible poids (IMC < 19).
    • Tabagisme actif.
    • Consommation d'alcool > 3 verres/jour.
    • Sédentarité.
    • Antécédent d'anorexie mentale.
    • Corticothérapie prolongée, inhibiteurs d'aromatase, agonistes GnRH.
    • Carence chronique en calcium et vitamine D.

    Le score FRAX : estimer le risque de fracture à 10 ans

    L'outil FRAX (Fracture Risk Assessment Tool, OMS) permet d'estimer le risque de fracture majeure (hanche, vertèbre, humérus, poignet) à 10 ans. Il combine âge, sexe, poids, taille, antécédents, tabac, alcool, corticoïdes, polyarthrite rhumatoïde, et la DMO si disponible. Accessible gratuitement en ligne, il est utilisé pour décider du seuil thérapeutique chez les patientes avec ostéopénie (T-score entre −1 et −2,5).

    Que faire après le diagnostic ?

    • Hygiène de vie (pour tous) : activité physique en charge 30 min/jour (marche, escalier, renforcement musculaire), apport calcique 1 000 à 1 200 mg/jour (produits laitiers, eaux calciques), vitamine D 800 à 1 000 UI/jour (supplémentation fréquente).
    • Chutes : dépister et corriger les facteurs de chute (vision, équilibre, médicaments sédatifs, domicile).
    • Arrêt du tabac, réduction de l'alcool.
    • Traitement médicamenteux si T-score < −2,5 ou fracture majeure :
      • Bisphosphonates (alendronate, risédronate, acide zolédronique) : première ligne. Réduisent le risque de fractures vertébrales et de hanche de 30 à 50 %. Durée classique 3 à 5 ans, à réévaluer.
      • Denosumab (Prolia) : anticorps monoclonal, injection semestrielle sous-cutanée. Utile si intolérance aux bisphosphonates ou insuffisance rénale.
      • Tériparatide et romosozumab : anaboliques, réservés aux ostéoporoses sévères multi-fracturaires.
      • THM (traitement hormonal de la ménopause) : option dans certaines circonstances, après évaluation individuelle risque/bénéfice.
      Schéma médical illustrant « Que faire après le diagnostic »
      Repères schématiques pour visualiser le sujet traité.

    Quand refaire une DMO ?

    • DMO normale (T-score > −1) chez une femme ≥ 65 ans : nouveau contrôle à 5 ans.
    • Ostéopénie (T-score entre −1 et −2,5) : contrôle à 2-5 ans selon la sévérité et les facteurs de risque.
    • Sous traitement : DMO de contrôle à 2-3 ans pour évaluer l'efficacité.
    • Modification du contexte (corticoïdes prolongés, ménopause induite) : avancer le contrôle.

    Prévention des chutes : pilier complémentaire

    La fracture ostéoporotique résulte d'une fragilité osseuse et d'une chute. Après 65 ans, 1 personne sur 3 chute chaque année. La prévention combine :

    • Activité physique avec travail de l'équilibre (tai-chi, yoga adapté).
    • Renforcement musculaire des membres inférieurs.
    • Bilan ophtalmologique.
    • Ajustement des médicaments à risque (benzodiazépines, antihypertenseurs).
    • Adaptation du domicile (tapis, éclairage, barres d'appui).

    À retenir

    L'ostéoporose est silencieuse mais invalidante : la fracture est souvent la première manifestation. L'ostéodensitométrie, pratiquée chez la femme dès 65 ans et chez l'homme dès 70 ans (ou plus tôt en cas de facteur de risque), permet un diagnostic simple, rapide et remboursé. Le traitement combine hygiène de vie, apport calcique et vitamine D, prévention des chutes et, si besoin, bisphosphonates ou denosumab.

    Questions fréquentes

    Les douleurs de dos peuvent-elles révéler l'ostéoporose ?

    Oui, une douleur brutale du dos après un effort mineur (toux, port d'un sac, pliage) chez une femme ménopausée doit faire évoquer une fracture vertébrale par tassement. Elle justifie une radiographie du rachis et une DMO. Certaines fractures vertébrales sont totalement indolores et découvertes à l'occasion d'une perte de taille de plus de 4 cm.

    Les bisphosphonates sont-ils dangereux ?

    Le rapport bénéfice/risque est très favorable en indication bien posée. Les effets rares mais médiatisés (ostéonécrose de la mâchoire 1/10 000 à 1/100 000 patients-années, fractures fémorales atypiques) concernent surtout les traitements prolongés au-delà de 5 ans. Une bonne hygiène dentaire et une réévaluation à 5 ans suffisent à sécuriser le traitement. Voir l'ANSM pour le suivi.

    Faut-il prendre du calcium en comprimés ?

    Pas systématiquement. L'apport recommandé (1 000 à 1 200 mg/j) peut être atteint par l'alimentation : 3 portions de produits laitiers par jour, des eaux minérales calciques (> 150 mg/L), des légumes verts, des poissons gras. La supplémentation médicamenteuse est réservée aux apports clairement insuffisants. La vitamine D, en revanche, est souvent supplémentée après 60 ans ou en cas d'ostéoporose avérée.

    L'homme peut-il aussi faire une ostéoporose ?

    Oui. 20 % des fractures ostéoporotiques surviennent chez l'homme. Les facteurs de risque spécifiques : corticothérapie, hypogonadisme (testostérone basse), alcoolisme, traitements du cancer de la prostate. La DMO est recommandée chez l'homme à partir de 70 ans, ou plus tôt en cas de fracture peu traumatique, de traitement androgénoprive ou de corticoïdes au long cours.

    La DMO est-elle remboursée ?

    Oui, à 70 % dans les indications validées par la HAS (voir plus haut). En dehors de ces indications, l'examen reste possible mais à vos frais (environ 40-60 €). Votre médecin vérifie que votre situation relève bien des indications prises en charge avant la prescription.

    Aller plus loin

    • Dépistages santé chez l'adulte : le guide3 — Pillar de référence.
    • Santé de la femme : les repères4 — Ménopause et santé osseuse.
    • Mon Bilan Prévention : 25, 45, 65, 75 ans5 — Évaluation osseuse intégrée.
    • Activité physique : les recommandations6 — Pilier de la prévention osseuse.
    • Renforcement musculaire à domicile7 — Travail en charge pour les os.

    Sources et références

    • HAS — Prévention, diagnostic et traitement de l'ostéoporose (2006, MAJ 2019)8
    • GRIO — Groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses2
      Recommandations GRIO sur les indications de l'ostéodensitométrie et l'interprétation du T-score.
    • Société française de rhumatologie (SFR) — Recommandations ostéoporose post-ménopausique (2022)9
      Recommandations 2022 de la Société française de rhumatologie sur la prise en charge de l'ostéoporose post-ménopausique.
    • Assurance Maladie — Ostéoporose : diagnostic10
    • INSERM — Ostéoporose : dossier d'information11
    Questions Fréquentes

    Réponses aux questions les plus courantes

    <p>Oui, une douleur brutale du dos après un effort mineur (toux, port d'un sac, pliage) chez une femme ménopausée doit faire évoquer une <em>fracture vertébrale par tassement</em>. Elle justifie une radiographie du rachis et une DMO. Certaines fractures vertébrales sont totalement indolores et découvertes à l'occasion d'une perte de taille de plus de 4 cm.</p>

    Articles Connexes

    Découvrez d'autres articles sur ce sujet

    Ramadan et diabète : adapter traitement, alimentation et risque hypoglycémique
    Mode de vie sain

    Ramadan et diabète : adapter traitement, alimentation et risque hypoglycémique

    Ramadan + diabète : ~ 70 % des diabétiques musulmans jeûnent. Stratification IDF-DAR 2021 (très élevé / élevé / modéré / faible). Adaptation antidiabétiques, surveillance glycémie capillaire. Sources HAS, IDF-DAR, EPIDIAR.

    19 mai 2026
    1 min
    0
    0
    BBilal YIKILMAZ
    Prévenir la récidive de la lombalgie : 10 conseils evidence-based
    Mode de vie sain

    Prévenir la récidive de la lombalgie : 10 conseils evidence-based

    Récidive lombalgique à 1 an : 60 %. Méta-analyse Steffens (JAMA 2016) : exercices + éducation réduisent la récidive de 25-45 %. STarT Back +33 % d'efficacité. Sources HAS, JAMA, Lancet, INSERM.

    19 mai 2026
    1 min
    0
    0
    BBilal YIKILMAZ
    Matelas, oreiller et position de sommeil : impact réel sur le mal de dos
    Mode de vie sain

    Matelas, oreiller et position de sommeil : impact réel sur le mal de dos

    Matelas, oreiller, position de sommeil et lombalgie : ce que disent vraiment les méta-analyses. Fermeté médium > ferme. Position latérale > dorsale > ventrale. Sources HAS, Radwan 2015, Jacobson 2010, Bergholdt 2008.

    19 mai 2026
    1 min
    0
    0
    BBilal YIKILMAZ

    Sourcé auprès d'autorités indépendantes

    Cet article a été rédigé par Bilal YIKILMAZ, rédacteur en chef de cestlasante.com. Il n'est pas médecin : chaque recommandation ci-dessus s'appuie sur des sources médicales indépendantes, explicitement citées.

    Autorités citées : HAS, INSERM, OMS.

    Dernière révision éditoriale : 17 avril 2026.

    Politique éditorialeSignaler une erreur

    À propos de l'auteur

    B

    Bilal YIKILMAZ

    Auteur

    Informations

    Catégorie
    Mode de vie sain
    Publié
    17 avril 2026
    Lecture
    7 min
    Vues
    0
    Commentaires (0)
    Partagez vos réflexions et engagez-vous dans la discussion
    Vous devez être connecté pour commenter.Se connecter

    Aucun commentaire pour le moment

    Soyez le premier à partager vos réflexions sur cet article.