C'est La Santé
  • Accueil
  • Articles
  • Outils Santé
  • Questions-Réponses

Pied de page — informations du site et abonnement

Sources indépendantes

Nous nous appuyons exclusivement sur des sources indépendantes

Chaque affirmation médicale publiée sur cestlasante.com est référencée à une ou plusieurs autorités indépendantes reconnues en France et dans le monde francophone.

Les liens ci-contre ouvrent les portails thématiques officiels. Pour une référence précise à une étude ou à une recommandation, consultez la section Sources et références en bas de chaque article.

  • HASPortail officiel
  • INSERMPortail officiel
  • ANSMPortail officiel
  • Santé publique FrancePortail officiel
  • OMSPortail officiel
  • AmeliPortail officiel
C'est La Santé

Un site d'information santé rigoureusement sourcé, destiné au grand public francophone. Toutes les données médicales sont étayées par des autorités indépendantes : HAS, INSERM, ANSM, Santé publique France, OMS et études évaluées par des pairs.

Lettre d'information mensuelle

Les dossiers santé publiés ce mois-ci, une fois par mois, directement dans votre boîte.

Aucun spam. Désabonnement en un clic. Conforme RGPD.

Rédaction

  • À propos
  • Rédaction
  • Tous les articles
  • Politique éditoriale
  • Contact

Catégories

  • Nutrition
  • Fitness
  • Santé Mentale
  • Style de Vie
  • Médical
  • Beauté

Outils santé

  • Tous les outils santé
  • Calculateur d’IMC
  • Calculateur de calories
  • Calculateur de sommeil
  • IMC enfant
  • Test de forme

Légal

  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • Politique des cookies
  • Conditions générales
  • Politique éditoriale
© 2026 cestlasante.com — Tous droits réservés.Dernière revue éditoriale : juin 2026. Rédaction : Bilal YIKILMAZ, éditeur — les articles sont relus et sourcés par l'équipe rédactionnelle.
Politique éditoriale·Mentions légales·Plan du site

Avertissement médical : les contenus de cestlasante.com sont publiés à titre informatif et ne remplacent en aucun cas une consultation médicale. En cas de doute, consultez un professionnel de santé. En cas d'urgence, composez le 15 (SAMU) ou le 112.

    Retour aux articles
    Mode de vie sain 6 min de lecture

    Dépistage du cancer du col : frottis 25-29 ans et test HPV-HR dès 30 ans

    25-29 ans : cytologie à 1 an d'intervalle puis tous les 3 ans. 30-65 ans : test HPV-HR tous les 5 ans (HAS 2019). Auto-prélèvement vaginal possible.

    Publié le 17 avril 2026Mis à jour le 17 avr. 20260 vues0 commentaires
    Partager:
    ParBilal YIKILMAZ·Rédacteur & éditeur
    SelonHASINSERMOMSPolitique éditoriale
    Mis à jour le 17 avril 2026
    Dépistage du cancer du col : frottis 25-29 ans et test HPV-HR dès 30 ans

    Le cancer du col de l'utérus tue encore environ 1 100 femmes par an en France, presque toutes non ou insuffisamment dépistées. Il s'agit pourtant d'un cancer évitable et dépistable : il résulte quasi exclusivement d'une infection persistante par un papillomavirus humain à haut risque (HPV-HR), et son évolution est lente (10 à 15 ans entre l'infection et le cancer invasif). Le programme national organisé, lancé en 2018, vise à réduire l'incidence de 30 % en 10 ans.

    Deux stratégies selon l'âge

    Depuis les recommandations HAS de 2019, le dépistage s'articule en deux étapes :

    • 25 à 29 ans : cytologie cervico-utérine (frottis classique) à 1 an d'intervalle pour les 2 premiers. Si les deux sont normaux, un frottis tous les 3 ans.
    • 30 à 65 ans : test HPV-HR (recherche par PCR des 12 à 14 génotypes à haut risque) tous les 5 ans.

    Le test HPV-HR a remplacé la cytologie à 30 ans car il est plus sensible pour détecter les lésions précancéreuses (CIN2+) : 96 % versus 53 % pour le frottis seul (étude ATHENA, 2015). Il permet d'espacer le rythme de dépistage (5 ans au lieu de 3) sans perdre en sécurité.

    Programme national organisé : invitations et gratuité

    • Depuis 2018, les femmes non à jour sont invitées par courrier du Centre régional de coordination des dépistages (CRCDC).
    • Le dépistage est pris en charge à 100 % dans le cadre du programme (sans avance de frais).
    • Il peut être réalisé par : médecin généraliste, gynécologue, sage-femme, ou en laboratoire d'analyses sur prescription.
    • Taux de couverture visé : 80 % de la population cible ; le taux actuel plafonne à 58 % (INCa, 2023).

    Auto-prélèvement vaginal : pour lever les freins

    Depuis 2020, un auto-prélèvement vaginal (APV) est proposé aux femmes non participantes au dépistage organisé. La femme prélève elle-même un échantillon de cellules vaginales avec un écouvillon, à domicile. L'APV a une sensibilité comparable au prélèvement clinique pour le test HPV-HR (méta-analyse Arbyn, BMJ 2018).

    Infographie illustrant les points clés de la section « Auto-prélèvement vaginal : pour lever les freins »
    Synthèse visuelle des éléments abordés dans cette section.
    • Utile pour les femmes éloignées du système de soins, réticentes à l'examen gynécologique, ou en situation de handicap.
    • Résultat positif = convocation pour examen gynécologique classique et, si besoin, colposcopie.
    • Distribution via le CRCDC, avec kit postal gratuit.

    Que se passe-t-il en cas de résultat anormal ?

    • HPV-HR négatif (environ 90 % des cas) : retour au rythme de 5 ans.
    • HPV-HR positif : réalisation d'une cytologie réflexe sur le même échantillon.
    • Si cytologie anormale → colposcopie (examen du col au microscope après application de réactifs) et biopsie si lésion suspecte.
    • Si cytologie normale : test HPV-HR de contrôle à 1 an. La plupart des infections HPV sont transitoires et disparaissent spontanément.

    HPV : un virus fréquent, un cancer rare

    Selon Santé publique France (2023), 80 % des femmes et hommes sexuellement actifs rencontreront un HPV au cours de leur vie. Dans la très grande majorité des cas, l'infection est éliminée spontanément en 12 à 24 mois. Seule une infection persistante à un HPV à haut risque (principalement HPV-16 et HPV-18, responsables de 70 % des cancers du col) peut évoluer vers un cancer, au terme de 10 à 15 ans.

    Vaccination HPV : la prévention en amont

    Le dépistage reste indiqué même chez les femmes vaccinées, car le vaccin ne couvre pas tous les génotypes à risque. La vaccination des jeunes filles et garçons entre 11 et 14 ans (rattrapage jusqu'à 19 ans révolus) est recommandée par la HAS depuis 2023 pour les deux sexes. Le vaccin Gardasil 9 cible 9 génotypes et prévient près de 90 % des cancers HPV-induits. Pour en savoir plus, voir notre article Vaccinations chez l'adulte1.

    Schéma médical illustrant « Vaccination HPV : la prévention en amont »
    Repères schématiques pour visualiser le sujet traité.

    Quand ne plus se dépister ?

    Le dépistage s'arrête à 65 ans chez les femmes dont les 2 derniers tests dans les 10 ans sont normaux, sans antécédent de lésion précancéreuse ou de cancer du col. En cas d'hystérectomie totale pour une indication non maligne, le dépistage n'est plus nécessaire.

    Le frottis en pratique

    • Examen indolore, de 5 à 10 minutes en consultation.
    • Réalisé de préférence en dehors des règles, sans toilette vaginale interne préalable.
    • Pas de rapport sexuel, de tampon ni d'ovule dans les 48 heures précédant l'examen.
    • Le professionnel de santé introduit un spéculum et prélève des cellules du col à l'aide d'une brosse.
    • Le résultat est adressé sous 2 à 3 semaines.

    À retenir

    Le dépistage du cancer du col est simple, peu douloureux et très efficace. Il repose sur la cytologie entre 25 et 29 ans, puis sur le test HPV-HR (plus sensible) entre 30 et 65 ans, espacé à 5 ans. L'auto-prélèvement vaginal permet aux femmes non participantes d'accéder au dépistage à domicile. Combinée à la vaccination HPV des jeunes, cette stratégie peut quasiment faire disparaître ce cancer.

    Questions fréquentes

    Le test HPV-HR fait-il mal ?

    Non, le test HPV-HR se fait par un prélèvement de cellules du col identique à un frottis (durée 5-10 minutes, pas de douleur chez la plupart des femmes). En cas de gêne ou d'appréhension, l'auto-prélèvement vaginal est une alternative validée et tout aussi fiable pour détecter le virus.

    Je suis vaccinée contre le HPV : dois-je me faire dépister ?

    Oui. Le vaccin Gardasil 9 couvre les principaux HPV oncogènes mais pas tous. Le dépistage reste indiqué de 25 à 65 ans selon le même schéma, quelle que soit votre histoire vaccinale. Les prochaines générations dépistées auront une incidence très réduite, mais la vigilance demeure.

    Un test HPV-HR positif signifie-t-il que je vais avoir un cancer ?

    Non. La plupart des infections HPV disparaissent spontanément en 1 à 2 ans. Un test positif déclenche une cytologie réflexe et un contrôle à 1 an. Seule la persistance de l'infection pendant plusieurs années, avec lésions précancéreuses confirmées par colposcopie et biopsie, peut évoluer vers un cancer — évolution lente (10-15 ans) qui laisse tout le temps d'agir.

    Qui peut faire le prélèvement ?

    Médecin généraliste, gynécologue, sage-femme, et dans certains laboratoires sur prescription. Depuis 2019, les sages-femmes sont pleinement habilitées et pratiquent un nombre croissant de frottis. L'auto-prélèvement vaginal peut être commandé gratuitement par courrier pour les femmes non participantes.

    Dois-je continuer après une hystérectomie ?

    Si l'hystérectomie est totale (utérus + col) pour une indication bénigne (fibrome, par exemple), le dépistage du col n'est plus nécessaire. En cas d'hystérectomie subtotale (col conservé) ou d'hystérectomie pour cancer ou lésion précancéreuse, un suivi adapté reste indiqué selon les recommandations de votre chirurgien.

    Aller plus loin

    • Dépistages santé chez l'adulte : le guide2 — Pillar de référence.
    • Dépistage du cancer du sein : la mammographie3 — Programme parallèle 50-74 ans.
    • Dépistage du cancer colorectal : le test FIT4 — Troisième programme national organisé.
    • Vaccinations chez l'adulte : le calendrier1 — Vaccination HPV et rattrapage jusqu'à 19 ans.
    • Santé de la femme : les repères5 — Le cadre global de la santé féminine.

    Sources et références

    • HAS — Evaluation de la recherche des papillomavirus humains (HPV) en dépistage primaire (2019)6
    • Institut national du cancer (INCa) — Dépistage du cancer du col de l'utérus7
    • Santé publique France — Cancer du col de l'utérus8
    • Assurance Maladie — Le dépistage du cancer du col de l'utérus9
    • Arbyn M et al. — Detecting cervical precancer and reaching underscreened women by using HPV testing on self samples (BMJ, 2018)10
    Questions Fréquentes

    Réponses aux questions les plus courantes

    <p>Non, le test HPV-HR se fait par un prélèvement de cellules du col identique à un frottis (durée 5-10 minutes, pas de douleur chez la plupart des femmes). En cas de gêne ou d'appréhension, l'auto-prélèvement vaginal est une alternative validée et tout aussi fiable pour détecter le virus.</p>

    Articles Connexes

    Découvrez d'autres articles sur ce sujet

    Ramadan et diabète : adapter traitement, alimentation et risque hypoglycémique
    Mode de vie sain

    Ramadan et diabète : adapter traitement, alimentation et risque hypoglycémique

    Ramadan + diabète : ~ 70 % des diabétiques musulmans jeûnent. Stratification IDF-DAR 2021 (très élevé / élevé / modéré / faible). Adaptation antidiabétiques, surveillance glycémie capillaire. Sources HAS, IDF-DAR, EPIDIAR.

    19 mai 2026
    1 min
    0
    0
    BBilal YIKILMAZ
    Prévenir la récidive de la lombalgie : 10 conseils evidence-based
    Mode de vie sain

    Prévenir la récidive de la lombalgie : 10 conseils evidence-based

    Récidive lombalgique à 1 an : 60 %. Méta-analyse Steffens (JAMA 2016) : exercices + éducation réduisent la récidive de 25-45 %. STarT Back +33 % d'efficacité. Sources HAS, JAMA, Lancet, INSERM.

    19 mai 2026
    1 min
    0
    0
    BBilal YIKILMAZ
    Matelas, oreiller et position de sommeil : impact réel sur le mal de dos
    Mode de vie sain

    Matelas, oreiller et position de sommeil : impact réel sur le mal de dos

    Matelas, oreiller, position de sommeil et lombalgie : ce que disent vraiment les méta-analyses. Fermeté médium > ferme. Position latérale > dorsale > ventrale. Sources HAS, Radwan 2015, Jacobson 2010, Bergholdt 2008.

    19 mai 2026
    1 min
    0
    0
    BBilal YIKILMAZ

    Sourcé auprès d'autorités indépendantes

    Cet article a été rédigé par Bilal YIKILMAZ, rédacteur en chef de cestlasante.com. Il n'est pas médecin : chaque recommandation ci-dessus s'appuie sur des sources médicales indépendantes, explicitement citées.

    Autorités citées : HAS, INSERM, OMS.

    Dernière révision éditoriale : 17 avril 2026.

    Politique éditorialeSignaler une erreur

    À propos de l'auteur

    B

    Bilal YIKILMAZ

    Auteur

    Informations

    Catégorie
    Mode de vie sain
    Publié
    17 avril 2026
    Lecture
    6 min
    Vues
    0
    Commentaires (0)
    Partagez vos réflexions et engagez-vous dans la discussion
    Vous devez être connecté pour commenter.Se connecter

    Aucun commentaire pour le moment

    Soyez le premier à partager vos réflexions sur cet article.