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    Mode de vie sain 14 min de lecture

    Vaccin HPV chez l'adulte : rattrapage jusqu'à 26 ans (et au-delà)

    Gardasil 9 protège contre 9 souches de papillomavirus. Rattrapage gratuit 15-19 ans, 3 doses 20-26 ans, indications au-delà : tout savoir pour prévenir les cancers HPV.

    Publié le 17 avril 2026Mis à jour le 21 avr. 20260 vues0 commentaires
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    ParBilal YIKILMAZ·Rédacteur & éditeur
    SelonHASINSERMOMSPolitique éditoriale
    Mis à jour le 21 avril 2026
    Vaccin HPV chez l'adulte : rattrapage jusqu'à 26 ans (et au-delà)

    Les papillomavirus humains (HPV) sont très répandus : on estime que 80 % des personnes sexuellement actives y seront exposées au cours de leur vie (HAS, 2022). La plupart des infections sont transitoires, mais certaines persistent et évoluent, en 10 à 20 ans, vers des lésions précancéreuses puis des cancers — du col de l'utérus, de l'anus, de la vulve, du vagin, du pénis et de l'oropharynx — ainsi que vers des verrues génitales (condylomes).

    > 90 %
    Cancers HPV-induits évités par Gardasil 9
    HAS, 2022
    3 000
    Nouveaux cancers du col par an en France
    Santé publique France, 2023
    54 %
    Couverture vaccinale des filles à 16 ans (cible 80 %)
    Santé publique France, 2024
    90 %
    Baisse d'incidence du cancer du col chez les vaccinées < 17 ans (Suède)
    NEJM, 2020

    Quelles souches sont couvertes par Gardasil 9 ?

    Le vaccin nonavalent Gardasil 9 (seul disponible en France depuis 2020) couvre 9 souches :

    • 7 souches oncogènes (types 16, 18, 31, 33, 45, 52, 58) : responsables d'environ 90 % des cancers du col et de la plupart des cancers HPV-induits.
    • 2 souches non oncogènes (types 6 et 11) : responsables d'environ 90 % des verrues génitales (condylomes).

    Il remplace l'ancien Gardasil quadrivalent et le Cervarix (bivalent), qui ne sont plus commercialisés dans le schéma de rattrapage adulte.

    À quel âge se faire vacciner ?

    Le calendrier vaccinal 2025 distingue plusieurs populations :

    • 11-14 ans (filles et garçons) : schéma en 2 doses espacées de 6 à 13 mois. Depuis 2023, une campagne gratuite au collège (classes de 5ᵉ) est déployée sur le territoire français.
    • 15-19 ans révolus (filles et garçons) : rattrapage en 3 doses (0, 2, 6 mois). Gratuit sur prescription.
    • 20-26 ans chez les hommes ayant des relations avec des hommes (HSH) : 3 doses recommandées par la HAS (2019), prises en charge à 100 %.
    • Personnes immunodéprimées jusqu'à 19 ans : 3 doses systématiques, même après 15 ans.
    • Transplantés d'organe et VIH+ : vaccination jusqu'à 26 ans, quel que soit le sexe.

    Faut-il se faire vacciner après 26 ans ?

    La HAS ne recommande pas en routine la vaccination HPV au-delà de 26 ans. L'AMM européenne autorise Gardasil 9 jusqu'à 45 ans, et certains pays (États-Unis, Canada) l'étendent jusqu'à cet âge dans des situations individuelles. En France, la décision relève d'une discussion médicale au cas par cas, en prenant en compte :

    • La probabilité d'avoir déjà été exposé(e) aux principales souches (même un partenaire unique ne garantit pas l'absence d'exposition).
    • Le statut ménopausique, l'existence d'une immunodépression.
    • La présence d'un partenaire à risque (HSH, nouveau partenaire, antécédents).

    Le bénéfice est plus incertain, car la majorité des adultes sont déjà infectés par au moins une souche. La vaccination reste efficace contre les souches non encore rencontrées.

    Efficacité démontrée

    Les études de phase III (Joura et al., 2015) et les données en vie réelle montrent :

    • Efficacité > 90 % contre les lésions précancéreuses CIN2+ chez les jeunes femmes non exposées.
    • Réduction de 90 % de l'incidence du cancer du col chez les femmes vaccinées avant 17 ans en Suède (NEJM, 2020, sur > 1,6 million de femmes).
    • Réduction drastique des condylomes dans les pays à forte couverture (Australie > 80 % de couverture : baisse de 90 % des condylomes).
    • Efficacité croisée démontrée sur certains types d'HPV non inclus.

    En France, la couverture vaccinale reste inférieure aux objectifs : environ 54 % des filles et 42 % des garçons à 16 ans fin 2023 (Santé publique France, 2024), contre une cible nationale de 80 %.

    Dépistage : toujours nécessaire même vaccinée

    La vaccination ne remplace pas le dépistage du col de l'utérus : aucun vaccin ne couvre 100 % des souches oncogènes. Les recommandations de dépistage (HAS, 2019) restent :

    • 25-29 ans : frottis cervico-utérin (cytologie) tous les 3 ans après 2 examens normaux à 1 an d'intervalle.
    • 30-65 ans : test HPV-HR tous les 5 ans.

    Tolérance

    Gardasil 9 est bien toléré. Les effets indésirables rapportés sont essentiellement locaux et transitoires.

    Tolérance du Gardasil 9 — effets attendus et rares
    La grande majorité des effets sont locaux et résolutifs en 24 à 48 h. Les effets graves sont exceptionnels et documentés sur des millions de doses administrées.
    Effets locaux (60-80 %)
    Douleur, rougeur, gonflement au point d'injection. Résolution en 24-48 h, traitement par glace ou paracétamol.
    Généraux modérés (10-20 %)
    Fièvre modérée, céphalées, fatigue, myalgies. Rarement au-delà de 48 h.
    Malaise vagal
    Fréquent chez l'adolescent, surtout garçon. Rester assis ou allongé 10-15 min après l'injection.
    Anaphylaxie
    < 1 cas / 100 000 doses. Contre-indication à toute dose ultérieure. Surveillance 15 min recommandée.
    Auto-immuns / neurologiques
    Aucun lien démontré (CNAM/ANSM 2015, OMS 2023). Réfutation épidémiologique robuste.
    Adénopathies
    Adénopathies axillaires homolatérales rares mais possibles, régressives en quelques jours.
    Sources : ANSM (2022), INSERM (2016), OMS (2023), RCP Gardasil 9.

    Les allégations d'effets auto-immuns ou neurologiques graves après vaccination HPV ont été formellement réfutées par de larges études épidémiologiques internationales (INSERM, 2016 ; ANSM, 2022 ; OMS, 2023).

    Où et qui peut vacciner ?

    La vaccination HPV peut être réalisée par :

    • Médecin (traitant, gynécologue, pédiatre).
    • Sage-femme.
    • Infirmier (sur prescription).
    • Pharmacien formé (dès 11 ans, depuis 2022).
    • Centres de vaccinations gratuites et CeGIDD (centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic).

    Les cancers évités par la vaccination HPV

    Chaque année en France, les HPV sont responsables d'environ :

    • 3 000 cancers du col de l'utérus, avec 1 100 décès (Santé publique France, 2023).
    • 1 800 cancers de l'oropharynx (amygdale, base de langue), dont une majorité est désormais liée au HPV 16.
    • 1 500 cancers de l'anus (surtout chez les femmes > 50 ans et les HSH).
    • Plusieurs centaines de cancers de la vulve, du vagin, du pénis.
    • Plus de 100 000 cas de condylomes génitaux.

    La vaccination Gardasil 9, combinée au dépistage (frottis, test HPV-HR, anuscopie chez les personnes à risque), a le potentiel d'éliminer à moyen terme ces cancers. L'OMS vise l'élimination du cancer du col de l'utérus en tant que problème de santé publique d'ici 2030 avec trois cibles : 90 % des filles vaccinées avant 15 ans, 70 % des femmes dépistées à 35 et 45 ans, 90 % des femmes ayant une lésion précancéreuse ou cancéreuse traitées.

    La vaccination des garçons : un ajout récent et stratégique

    Depuis janvier 2021, la HAS recommande la vaccination HPV des garçons dès 11 ans, avec la même couverture que pour les filles. Les raisons :

    • Protection individuelle : prévention des cancers de l'anus, du pénis, de l'oropharynx et des condylomes.
    • Protection collective : réduction de la transmission des HPV dans la population — avantage particulièrement marqué là où la couverture féminine est faible.
    • Équité : les HSH (hommes ayant des relations avec des hommes) ne bénéficient pas de l'immunité de groupe dérivée de la vaccination féminine. Leur inclusion est essentielle.

    En pratique, la vaccination au collège (campagne gratuite en classe de 5ᵉ depuis 2023) permet d'atteindre filles et garçons dans un même canal, sans iniquité.

    Campagne au collège depuis 2023

    Depuis la rentrée 2023, une campagne nationale de vaccination HPV est proposée dans tous les collèges publics et privés volontaires, aux élèves de 5ᵉ. Gratuite, réalisée avec l'accord parental, elle repose sur l'infirmier scolaire, les équipes des ARS et le matériel fourni par les services départementaux. Elle vise à rattraper le retard français : la couverture est passée d'environ 40 % des filles en 2020 à plus de 54 % en 2023, avec un objectif de 80 % d'ici 2030.

    Questions fréquentes en consultation

    • Puis-je me vacciner si j'ai eu un frottis anormal ? Oui : la vaccination reste utile contre les souches non encore contractées.
    • Vaccination pendant la grossesse ? Non recommandée par prudence (données insuffisantes). Reporter au post-partum ou à l'allaitement (possible).
    • Traitement lésions précancéreuses + vaccination ? Une conisation ou un traitement par laser/cryothérapie ne contre-indique pas la vaccination ultérieure ; au contraire, elle réduit le risque de récidive dans certaines études.
    Grossesse : reporter la vaccination

    La vaccination HPV n'est pas recommandée pendant la grossesse par prudence — les données de sécurité sont insuffisantes. En cas de grossesse découverte entre deux doses, les doses suivantes sont différées au post-partum, sans qu'il soit nécessaire d'interrompre la grossesse ni de recommencer le schéma depuis le début. La vaccination est compatible avec l'allaitement. Si vous planifiez une grossesse, idéalement terminer le schéma en amont ou commencer après l'accouchement.

    Seringue de vaccin préparée sur un plateau médical aux côtés d'un tampon alcoolisé et d'un pansement adhésif
    Le schéma vaccinal dépend de l'âge au démarrage : 2 doses avant 15 ans, 3 doses au-delà.

    Schémas vaccinaux selon l'âge — synthèse

    Le nombre de doses et les intervalles dépendent de l'âge au début du schéma et du statut immunitaire. Tableau récapitulatif pour s'y retrouver.

    Schéma de vaccination HPV selon l'âge et le contexte
    Situation Nombre de doses Intervalles (mois) Prise en charge
    11–14 ans (F + G) 2 doses M0 – M6 (ou M5 à M13) 100 % ; campagne collège gratuite
    15–19 ans révolus (F + G) 3 doses M0 – M2 – M6 65 % Sécu + mutuelle ; centres gratuits
    HSH 20–26 ans 3 doses M0 – M2 – M6 100 % (HAS 2019)
    Immunodéprimés, VIH+ ≤ 26 ans 3 doses M0 – M2 – M6 100 %
    > 26 ans (hors indications spécifiques) Décision individuelle M0 – M2 – M6 si vaccination Non remboursé en général
    Sources : calendrier vaccinal 2025, HAS (2022), AMM Gardasil 9.

    Schéma vaccinal précis selon l'âge

    Le nombre de doses et les intervalles dépendent de l'âge à la première dose (HAS, 2022) :

    • 11-14 ans : 2 doses à M0-M6 (ou M5-M13).
    • 15-19 ans révolus : 3 doses à M0, M2, M6.
    • Immunodéprimés, HSH jusqu'à 26 ans : 3 doses M0-M2-M6.

    Depuis 2023, l'OMS recommande un schéma à 1 dose pour les 9-14 ans en prévention initiale dans certaines situations, basé sur les données récentes d'efficacité durable. La France reste pour l'instant sur 2 doses à cet âge, mais la HAS réévalue régulièrement cette recommandation.

    Comparer HPV et autres vaccinations dans le parcours adolescent

    Le rattrapage vaccinal de l'adolescent inclut classiquement :

    • HPV (Gardasil 9).
    • Méningocoque ACWY (rattrapage jusqu'à 24 ans depuis 2024).
    • Méningocoque B (Bexsero) — recommandé chez le nourrisson, rattrapage possible chez l'adolescent à risque.
    • Rappel dTcaP à 11-13 ans puis 25 ans.
    • Hépatite B si non fait dans l'enfance.
    • ROR (2 doses garanties chez les nés après 1980).

    Toute consultation d'un adolescent ou jeune adulte est une opportunité de faire le point sur cette mise à jour globale.

    Enjeux futurs : vers l'élimination du cancer du col

    L'OMS a fixé comme objectif l'élimination du cancer du col de l'utérus d'ici 2030 selon la stratégie 90-70-90 :

    • 90 % des filles vaccinées avant 15 ans.
    • 70 % des femmes dépistées à 35 et 45 ans.
    • 90 % des femmes avec lésion précancéreuse ou cancer traitées.

    La France est en retard sur la première cible (54 % en 2023). Les efforts de couverture vaccinale conditionnent directement le succès de cet objectif, qui concerne directement plus de 1 000 vies sauvées par an sur le long terme.

    Situations particulières en pratique adulte

    Plusieurs situations adultes méritent une réflexion individualisée :

    • Femmes avec antécédent de conisation pour CIN : la vaccination post-traitement réduit le risque de récidive (méta-analyse Kechagias et al., BMJ 2022 : réduction ~57 %). Elle est recommandée après conisation même au-delà de 26 ans par certaines sociétés savantes.
    • Transplantés d'organe solide : schéma 3 doses jusqu'à 26 ans, envisageable au-delà sur décision spécialisée. Réponse immunitaire moindre mais bénéfice conservé.
    • VIH : vaccination jusqu'à 26 ans recommandée par la HAS, indépendamment du sexe. Schéma 3 doses.
    • Personnes ayant des partenaires multiples ou HSH > 26 ans : discussion individuelle avec le médecin ; bénéfice théorique conservé mais non couvert par le remboursement.
    • Femmes enceintes : vaccination non recommandée par prudence ; reporter au post-partum. Si grossesse découverte après une dose, les doses suivantes sont différées sans nécessité d'interrompre la grossesse.

    Coût et prise en charge

    Le vaccin Gardasil 9 coûte environ 130 € la dose en pharmacie. Prise en charge :

    • Assurance Maladie 65 % + mutuelle complémentaire 35 % : soit 100 % dans la grande majorité des cas si vous avez une mutuelle.
    • Centres gratuits (CeGIDD, PMI, centres de vaccination territoriaux, centres de santé municipaux) : gratuit même sans mutuelle.
    • Campagne au collège : entièrement gratuite sur l'avis écrit des parents.

    Aucun motif financier ne devrait freiner la vaccination : des solutions existent partout en France.

    Mythes à déconstruire

    • « Le vaccin HPV rend stérile » : Faux. Aucune donnée épidémiologique n'a jamais soutenu cette allégation, rigoureusement exclue par les études sur des millions de femmes vaccinées.
    • « Il provoque la sclérose en plaques » : Faux. Réfuté par une très large étude française CNAM/ANSM en 2015 sur 2,2 millions de jeunes filles.
    • « Trop jeune pour penser au cancer du col » : À nuancer. Il faut vacciner avant l'exposition au virus pour garantir l'efficacité maximale. La prévention primaire se joue 20 ans avant que le cancer ne puisse apparaître.
    • « Ça incite à avoir des rapports » : Faux. Aucune étude de comportement sexuel n'a démontré que la vaccination HPV modifie l'âge du premier rapport ou le nombre de partenaires.
    Jeune adulte en consultation avec une sage-femme qui explique le schéma vaccinal HPV sur un document papier
    Médecin, sage-femme, infirmier et pharmacien peuvent vacciner contre le HPV — la vaccination est possible dans de nombreux lieux.

    Ce qu'il faut retenir

    • Gardasil 9 couvre 7 souches oncogènes (90 % des cancers HPV-induits) et 2 souches responsables des verrues génitales.
    • La vaccination est recommandée chez filles et garçons dès 11 ans, avec rattrapage gratuit jusqu'à 19 ans révolus et jusqu'à 26 ans pour les HSH et immunodéprimés.
    • La campagne nationale au collège (classe de 5ᵉ) depuis 2023 vise à rattraper le retard français : couverture passée de 40 % à 54 % en 3 ans.
    • La vaccination ne remplace pas le dépistage du col (frottis 25-29 ans, test HPV-HR 30-65 ans).
    • La tolérance est excellente — les effets auto-immuns ou neurologiques graves ont été formellement exclus par de larges études épidémiologiques.
    • Vacciner aussi les garçons protège l'individu (cancers anal, pénien, ORL, condylomes) et la collectivité par immunité de groupe.
    • Au-delà de 26 ans, la vaccination peut être discutée au cas par cas ; son bénéfice dépend de l'exposition antérieure.
    • L'OMS vise l'élimination du cancer du col d'ici 2030 avec la stratégie 90-70-90 — la France est en retard sur la 1ʳᵉ cible (vaccination).

    Questions fréquentes

    Puis-je me faire vacciner HPV si j'ai déjà eu des rapports sexuels ?

    Oui. La vaccination reste efficace contre les souches non encore rencontrées. Son bénéfice est toutefois maximal avant toute exposition sexuelle, d'où la recommandation préférentielle entre 11 et 14 ans. Au-delà, elle reste recommandée jusqu'à 19 ans révolus (26 ans chez les HSH).

    Le vaccin HPV protège-t-il contre tous les cancers ?

    Non, uniquement contre les cancers HPV-induits : col de l'utérus, anus, vulve, vagin, pénis, oropharynx (amygdales, base de langue). Il protège aussi contre les verrues génitales. Il n'a aucun effet sur les autres cancers (sein, côlon, poumon, etc.).

    Pourquoi vacciner aussi les garçons ?

    Les HPV causent des cancers de l'anus, du pénis et de l'oropharynx chez l'homme, et des verrues génitales. Les hommes sont aussi des vecteurs de transmission vers leurs partenaires. Depuis 2021, la HAS recommande la vaccination des garçons dès 11 ans avec les mêmes conditions que pour les filles.

    Le vaccin HPV remplace-t-il le frottis ?

    Non. Les femmes vaccinées doivent continuer le dépistage du col de l'utérus : frottis tous les 3 ans de 25 à 29 ans, puis test HPV-HR tous les 5 ans entre 30 et 65 ans (HAS, 2019). Aucun vaccin ne couvre 100 % des souches oncogènes.

    Gardasil 9 est-il remboursé pour le rattrapage 15-19 ans ?

    Oui, il est remboursé à 65 % par l'Assurance Maladie et à 35 % par les mutuelles complémentaires, soit en général 100 % du prix. Dans certains centres (centres gratuits de vaccination, CeGIDD, PMI, centres de santé), la vaccination est totalement gratuite sans avance de frais.

    Aller plus loin

    • Vaccinations adulte : calendrier officiel 20251 — Pillar de référence.
    • Contre-indications vaccinales : vraies vs fausses2 — Pour distinguer ce qui est un vrai motif de report.
    • Effets secondaires des vaccins3 — Ce qui est attendu, ce qui est rare, ce qui est grave.
    • Dépistages santé adulte4 — Dont le dépistage du col, indispensable même vaccinée.

    Sources et références

    • HAS — Vaccination contre les papillomavirus humains (2022)5
    • INCa — Cancers liés aux papillomavirus6
    • Santé publique France — Vaccination HPV7
    • Ministère de la Santé — Campagne vaccination HPV collège8
    • OMS — Vaccins anti-HPV9
    Questions Fréquentes

    Réponses aux questions les plus courantes

    <p>Oui. La vaccination reste efficace contre les souches non encore rencontrées. Son bénéfice est toutefois maximal avant toute exposition sexuelle, d'où la recommandation préférentielle entre 11 et 14 ans. Au-delà, elle reste recommandée jusqu'à 19 ans révolus (26 ans chez les HSH).</p>

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    Sourcé auprès d'autorités indépendantes

    Cet article a été rédigé par Bilal YIKILMAZ, rédacteur en chef de cestlasante.com. Il n'est pas médecin : chaque recommandation ci-dessus s'appuie sur des sources médicales indépendantes, explicitement citées.

    Autorités citées : HAS, INSERM, OMS.

    Dernière révision éditoriale : 21 avril 2026.

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    Bilal YIKILMAZ

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    17 avril 2026
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