Dépression résistante : ECT, kétamine, eskétamine et neuromodulation
Dépression résistante (TRD) : 30 % des dépressions ne répondent pas à ≥ 2 antidépresseurs bien conduits. Options de 3ᵉ ligne — augmentation (lithium, antipsychotiques atypiques), électroconvulsivothérapie (ECT, 60-90 % de réponse), kétamine IV off-label, eskétamine intranasale Spravato® (AMM 2019), rTMS remboursée FR depuis 2022. Sources HAS, ANSM, INSERM.

La dépression résistante au traitement (TRD — treatment-resistant depression) représente un défi thérapeutique majeur de la psychiatrie contemporaine. Le pilier Dépression de l'adulte1 couvre le diagnostic et le traitement de première ligne ; le cluster ISRS2 détaille les antidépresseurs de 1ʳᵉ et 2ᵉ ligne. Cet article aborde ce qui se passe quand ces lignes échouent : 30 % des patients vivent cette situation, et leur prise en charge requiert un arsenal thérapeutique spécifique, longtemps mal connu hors des services hospitaliers, aujourd'hui plus accessible grâce à l'arrivée de l'eskétamine et au remboursement de la rTMS.
Définir la résistance — pas de TRD sans rigueur initiale
Avant de parler de résistance, encore faut-il s'assurer que le traitement de 1ʳᵉ et 2ᵉ ligne a été réellement adéquat. La HAS 2017 et le protocole STAR-D (NEJM 2006) fixent les critères :
- Diagnostic confirmé d'épisode dépressif caractérisé selon les critères DSM-5 / CIM-11, avec écart aux diagnostics différentiels (trouble bipolaire, schizophrénie résiduelle, addiction comorbide, hypothyroïdie, anémie, deuil pathologique).
- ≥ 2 antidépresseurs de classes différentes (par exemple : un ISRS comme la sertraline puis un IRSN comme la venlafaxine, ou un IRSN puis un antidépresseur atypique).
- Chaque antidépresseur prescrit à dose minimale efficace (sertraline ≥ 100 mg/j, venlafaxine ≥ 150 mg/j, escitalopram ≥ 10-20 mg/j, etc.) pendant ≥ 6 semaines consécutives.
- Observance vérifiée (le patient prend bien le traitement comme prescrit) — un dosage plasmatique peut être utile pour les molécules dont il existe.
- Suivi clinique régulier avec échelles standardisées (PHQ-9, HDRS) — sans amélioration significative (réduction < 50 % du score).
Seul l'échec de cette séquence rigoureuse définit la vraie TRD. La « pseudo-résistance » liée à une sous-dose, une durée insuffisante, une mauvaise observance ou un diagnostic erroné représente probablement la moitié des cas étiquetés résistants en pratique courante. Une consultation psychiatrique spécialisée est presque toujours nécessaire à ce stade.

Stratégie HAS — paliers thérapeutiques de la TRD
La HAS recommande une escalade thérapeutique structurée, du moins invasif au plus invasif. Ces paliers servent de repères ; le choix réel se fait avec un psychiatre, en intégrant la sévérité, le profil de tolérance, les comorbidités et la préférence du patient.
L'électroconvulsivothérapie — gold standard de la TRD sévère
L'ECT (anglais) ou sismothérapie (français) est, malgré sa terrible image culturelle héritée du cinéma (Vol au-dessus d'un nid de coucou, années 1960), la thérapeutique la plus efficace de la dépression sévère résistante. Elle consiste à provoquer une crise convulsive contrôlée par stimulation électrique brève du scalp, sous anesthésie générale courte (~10 minutes) et curarisation (relâchement musculaire pour éviter les contractions). Le patient ne ressent rien et se réveille en 10-15 minutes.
Indications principales :
- Dépression sévère résistante ayant échoué à ≥ 2 lignes médicamenteuses.
- Dépression avec caractéristiques psychotiques (idées délirantes congruentes à l'humeur).
- Dépression avec catatonie (mutisme, immobilité, négativisme).
- Risque suicidaire majeur nécessitant une action thérapeutique rapide.
- Personne âgée ne tolérant pas les antidépresseurs (faible iatrogenèse comparée).
- Grossesse en cas de dépression sévère résistante — l'ECT est plus sûre que les médicaments au 1ᵉʳ trimestre selon l'EPA.
Protocole moyen : 2-3 séances par semaine pendant 4-6 semaines (12 séances en moyenne), puis traitement d'entretien possible. Le taux de réponse en TRD sévère varie de 60 à 90 % selon les méta-analyses, avec un délai d'action plus rapide que les antidépresseurs (souvent dès les 2-3 premières séances).
La Pr Raphaëlle Richieri (AP-HM Marseille) explique que la sismothérapie est un traitement indiqué pour les dépressions très sévères et résistantes aux médicaments, avec un taux de résultats positifs autour de 90 %.
- La sismothérapie est indiquée pour les pathologies mentales sévères et résistantes, notamment les dépressions sévères et la schizophrénie.
- Contrairement aux idées reçues, ce traitement n'endommage pas le cerveau et peut même augmenter le volume de certaines zones cérébrales comme les hippocampes.
- Le traitement consiste à provoquer une crise convulsive contrôlée via une stimulation électrique, sous anesthésie générale courte.
- Une cure d'attaque complète comprend généralement une douzaine de séances réparties sur environ un mois et demi.
- Les résultats positifs sont observés chez environ 90 % des patients traités.
Les effets indésirables les plus fréquents sont transitoires : céphalées post-séance, courbatures, nausées, troubles de la mémoire à court terme (amnésie antérograde des semaines entourant la cure, le plus souvent réversible en 3-6 mois). Contrairement à la croyance, l'ECT ne lèse pas le cerveau — les études IRM modernes montrent même une augmentation du volume hippocampique après cure d'ECT, témoin d'une neuroplasticité induite.
Kétamine et eskétamine — la révolution glutamatergique
La kétamine est un anesthésique général utilisé depuis 1965, qui agit comme antagoniste des récepteurs NMDA du glutamate. Ses effets antidépresseurs rapides ont été identifiés dans les années 2000 — un véritable changement de paradigme. À dose sous-anesthésique (0,5 mg/kg en perfusion IV de 40 minutes), elle entraîne une amélioration thymique en 4 à 24 heures chez 50 % des patients en TRD.
Deux formes coexistent en France :
| Traitement | Statut FR | Délai d'action | Taux de réponse | Effets indésirables principaux |
|---|---|---|---|---|
| ECT (sismothérapie) | Validée, remboursée | 2-3 séances (1 semaine) | 60-90 % en TRD sévère | Céphalée, courbatures, amnésie transitoire |
| Kétamine IV | Off-label, hospitalière | 4-24 heures | ~50 % à 24 h, ~30 % à 7 j | Dissociation transitoire, hypertension, nausées |
| Eskétamine Spravato® (intranasale) | AMM 2019, en ATU puis remboursement conditionnel 2024 | 2 séances/semaine pendant 4 semaines | ~45-55 % à 4 semaines | Dissociation, vertige, sédation, HTA transitoire (observation 2 h) |
| rTMS (stimulation magnétique transcrânienne) | Remboursée FR depuis 2022 | 4-6 semaines (20-30 séances) | ~40-50 % en TRD modérée | Céphalée, gêne au site, rare risque convulsif |
| Stimulation du nerf vague (VNS) | Marginale en France, dispositif implanté | Plusieurs mois | ~30-40 % à long terme | Modification voix, dysphonie, douleur cervicale |
| Augmentation lithium | Standard, remboursé | 2-4 semaines | ~30-40 % en augmentation | Tremor, polyurie, hypothyroïdie, néphrotoxicité long-terme |
rTMS — la stimulation magnétique transcrânienne
La rTMS (stimulation magnétique transcrânienne répétitive) utilise un champ magnétique pulsé pour stimuler le cortex préfrontal dorsolatéral gauche (la zone hypoactive dans la dépression). Elle est non invasive, sans anesthésie, en consultation ambulatoire — le patient est assis, conscient, et ressent un picotement au scalp.
Protocole standard : 20-30 séances sur 4 à 6 semaines, 30 à 40 minutes par séance. Taux de réponse en TRD modérée : 40 à 50 % — moins que l'ECT mais sans les effets indésirables anesthésiques et mnésiques. Indiquée surtout chez les patients :
- Échec à ≥ 2 antidépresseurs.
- Refus ou contre-indication à l'ECT.
- Dépression modérée sans caractéristiques psychotiques.
- Possibilité de se rendre 5 fois/semaine dans un centre rTMS.
Depuis 2022, la rTMS est remboursée par l'Assurance Maladie en France dans cette indication, ce qui a fortement élargi son accès.

Idées suicidaires — l'urgence dans l'urgence
Recherche en cours — psychédéliques et au-delà
Plusieurs molécules sont en essais cliniques avancés ou en cours d'évaluation pour la TRD :
- Psilocybine (champignons hallucinogènes) — phase 3 internationale en cours (COMP360, MAPS), résultats préliminaires prometteurs dans la TRD, AMM probable 2027-2028.
- MDMA-assisted therapy pour la dépression comorbide au TSPT — phase 3, résultats hétérogènes.
- Brexanolone (allopregnanolone IV) — déjà AMM USA dans la dépression post-partum sévère, en évaluation TRD générale.
- Stimulation cérébrale profonde (DBS) — invasive, électrodes implantées dans le cortex cingulaire subgénual ou le nucleus accumbens. Réservée à la TRD chronique sévère, en protocole de recherche.
Ces options ne sont pas encore disponibles en pratique courante en France ; les patients intéressés peuvent contacter les équipes hospitalo-universitaires françaises (Pitié-Salpêtrière, AP-HM, CHU Nancy, CHU Bordeaux, CHU Toulouse) qui participent aux essais.
Questions fréquentes
À partir de quel moment parle-t-on de dépression résistante ?
Le critère le plus reconnu est l'échec de ≥ 2 antidépresseurs de classes différentes, chacun prescrit à dose efficace pendant au moins 6 semaines. Cela correspond à la définition STAR-D (NEJM 2006) et à la HAS 20179. Attention : la pseudo-résistance (sous-dose, durée insuffisante, mauvaise observance, diagnostic erroné — par exemple un trouble bipolaire pris pour une dépression unipolaire) représente probablement la moitié des cas étiquetés « résistants » en médecine générale. Avant toute escalade thérapeutique, une consultation psychiatrique spécialisée doit confirmer la résistance et écarter les diagnostics différentiels.
Les électrochocs (ECT), ça fait peur — est-ce vraiment sûr ?
L'image culturelle de l'ECT (héritée de films des années 1960) ne correspond plus du tout à la pratique actuelle. Aujourd'hui, l'ECT se réalise sous anesthésie générale courte (10 minutes), avec curarisation (relâchement musculaire — pas de contractions visibles), un courant bref et bilatéral ou unilatéral calibré. Le patient ne ressent absolument rien et se réveille en 10-15 minutes. Les effets indésirables (céphalée, courbature, amnésie transitoire des semaines de cure) sont réversibles. C'est aujourd'hui la thérapeutique la plus efficace de la dépression sévère résistante, avec 60 à 90 % de réponse, et la plus sûre pendant la grossesse en cas de dépression résistante sévère selon l'EPA.
La kétamine est un anesthésique — comment peut-elle traiter la dépression ?
La kétamine agit comme antagoniste des récepteurs NMDA du glutamate, le principal neurotransmetteur excitateur cérébral. À dose sous-anesthésique (0,5 mg/kg en perfusion IV lente), elle déclenche une libération massive de BDNF (facteur neurotrophique cérébral) et une néosynaptogénèse rapide dans le cortex préfrontal. Mécaniquement, c'est une voie totalement différente des antidépresseurs classiques (qui agissent sur la sérotonine, la noradrénaline, la dopamine) — d'où la rapidité d'action (heures vs semaines). En 2019, l'eskétamine (énantiomère S de la kétamine) en spray nasal a obtenu l'AMM européenne sous le nom Spravato® pour la TRD, en adjuvant d'un ISRS/IRSN. La kétamine racémique reste off-label en France, prescrite par des centres hospitaliers spécialisés.
Comment fonctionne la rTMS et où la trouver en France ?
La rTMS utilise une bobine magnétique placée sur le scalp pour stimuler le cortex préfrontal dorsolatéral gauche, hypoactif dans la dépression. Le champ magnétique pulsé induit un courant cortical bref. Le patient est assis, conscient, sans anesthésie, et ressent un léger picotement. Protocole standard : 20-30 séances sur 4-6 semaines (5 fois/semaine), 30-40 minutes par séance. Depuis 2022, la rTMS est remboursée par l'Assurance Maladie en France dans cette indication. Pour la trouver : services de psychiatrie des CHU (Pitié-Salpêtrière, AP-HM Marseille, CHU Nancy, CHU Lyon, CHU Bordeaux, CHU Lille, etc.), certaines cliniques privées agréées. Demandez à votre psychiatre une orientation — la prescription doit être faite par un psychiatre.
Et la psilocybine, les champignons hallucinogènes — c'est légal ?
La psilocybine reste illégale en usage courant en France (classée stupéfiant). Elle est cependant en essais cliniques de phase 3 internationaux (programme COMP360 de Compass Pathways, études MAPS) avec des résultats prometteurs dans la dépression résistante — 30 à 40 % de rémission durable après 1-2 séances dans un cadre encadré de psychothérapie. L'AMM européenne pourrait survenir en 2027-2028 si les phases 3 se confirment. Quelques équipes hospitalo-universitaires françaises (notamment Pitié-Salpêtrière) participent ou envisagent des essais — patients intéressés peuvent demander une orientation. Aucun usage récréatif ou auto-médication n'est recommandé — les risques psychiatriques (déclenchement de psychose latente) sont réels en dehors d'un cadre clinique strict.
L'augmentation par lithium — pourquoi un thymorégulateur dans une dépression unipolaire ?
Le lithium est historiquement le thymorégulateur du trouble bipolaire, mais ses propriétés antidépressives en augmentation dans la TRD unipolaire sont solidement établies depuis les années 1980. Mécanisme : modulation glutamatergique, stimulation du BDNF, effets neuroprotecteurs. Ajouté à un antidépresseur en cours, il augmente le taux de réponse de 30-40 % dans les 2-4 semaines. La cible plasmatique en augmentation est plus basse que dans le bipolaire (0,4-0,8 mmol/L vs 0,6-1,0). Effets indésirables à surveiller : tremor fin, polyurie/polydipsie, prise de poids, hypothyroïdie (TSH tous les 6 mois), néphrotoxicité après plusieurs années (créatinine annuelle). Le lithium reste peu utilisé en augmentation en France malgré son efficacité — par crainte de la surveillance biologique nécessaire et par méconnaissance.
Aller plus loin
- Dépression de l'adulte — pilier1 — Pilier dépression : reconnaître, diagnostiquer, traiter. Pour les épisodes répondant aux 1ʳᵉ et 2ᵉ lignes de traitement.
- ISRS — escitalopram, sertraline, paroxétine2 — Antidépresseurs de 1ʳᵉ ligne — effets secondaires, délais d'action, durée recommandée. La résistance se définit après l'échec d'au moins 2 lignes.
- TCC de la dépression : protocole 12-20 séances3 — Thérapie cognitivo-comportementale en monothérapie ou en complément médicamenteux. Recommandée à tous les paliers selon HAS.
- Idées suicidaires : le 3114 et l'évaluation du risque8 — Numéro national de prévention du suicide, disponible 24 h/24, 7 j/7. La dépression résistante augmente le risque suicidaire — orientation urgente possible vers ECT.
- Bipolarité ou dépression unipolaire : la distinction10 — Diagnostic différentiel essentiel : 40 % des bipolaires consultent pour dépression. Une « résistance » peut révéler un trouble bipolaire non diagnostiqué.
- Dépression de la personne âgée11 — Formes masquées (pseudodémence), tolérance médicamenteuse réduite — l'ECT est souvent l'option la plus sûre chez le sujet âgé fragile.
Sources et références
- HAS — Épisode dépressif caractérisé de l'adulte : prise en charge en soins de premier recours (2017, mise à jour 2023)9
Recommandation française de référence — définition de la dépression résistante, paliers thérapeutiques, indication de la consultation psychiatrique spécialisée, place de l'ECT, du lithium, des antipsychotiques atypiques. - ANSM — Spravato® (eskétamine spray nasal) : monographie et notice patient12
Notice officielle française de l'eskétamine — indication TRD en adjuvant d'un ISRS/IRSN, schéma posologique (84 mg 2×/sem pendant 4 sem puis maintenance), surveillance médicale ≥ 2 h après chaque administration. - INSERM — Dépression : recherche, mécanismes, traitements (dossier d'information)13
Dossier de référence INSERM — physiopathologie de la dépression, recherche actuelle sur les mécanismes glutamatergiques, perspectives thérapeutiques (psilocybine, brexanolone, stimulation cérébrale profonde). - Rush AJ et al. — Acute and longer-term outcomes in depressed outpatients requiring one or several treatment steps: a STAR*D report (Am J Psychiatry 2006)14
Essai STAR-D — référence internationale définissant la résistance par l'échec de ≥ 2 antidépresseurs successifs ; ~30 % des patients en rémission à l'issue de 4 paliers thérapeutiques. - European Psychiatric Association (EPA) — Guidelines on ECT in major depressive disorder (Eur Psychiatry 2024)15
Recommandations européennes 2024 sur la place de l'ECT dans la dépression sévère résistante — taux de réponse, indications, sécurité, ECT en grossesse, modalités de cure et de maintenance. - Association Française de Psychiatrie Biologique et Neuropsychopharmacologie (AFPBN)16
Société savante française — recommandations cliniques sur les antidépresseurs, l'augmentation, les neuromodulations (ECT, rTMS), la kétamine et l'eskétamine. - McIntyre RS et al. — Treatment-resistant depression: definition, prevalence, detection, management, and investigational interventions (World Psychiatry 2023)17
Revue de référence du World Psychiatric Association — synthèse 2023 des définitions, prévalence (30 % en TRD), stratégies thérapeutiques validées et émergentes (kétamine, eskétamine, psilocybine).
Réponses aux questions les plus courantes
<p>Le critère le plus reconnu est l'<strong>échec de ≥ 2 antidépresseurs de classes différentes</strong>, chacun prescrit à <strong>dose efficace</strong> pendant <strong>au moins 6 semaines</strong>. Cela correspond à la définition <strong>STAR-D</strong> (NEJM 2006) et à la <a href="https://www.has-sante.fr/jcms/c_2008087/fr/episode-depressif-caracterise-de-l-adulte" target="_blank" rel="noopener">HAS 2017</a>. Attention : la <strong>pseudo-résistance</strong> (sous-dose, durée insuffisante, mauvaise observance, diagnostic erroné — par exemple un trouble bipolaire pris pour une dépression unipolaire) représente probablement la moitié des cas étiquetés « résistants » en médecine générale. Avant toute escalade thérapeutique, une <strong>consultation psychiatrique spécialisée</strong> doit confirmer la résistance et écarter les diagnostics différentiels.</p>
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Sourcé auprès d'autorités indépendantes
Cet article a été rédigé par Bilal YIKILMAZ, rédacteur en chef de cestlasante.com. Il n'est pas médecin : chaque recommandation ci-dessus s'appuie sur des sources médicales indépendantes, explicitement citées.
Autorités citées : HAS, INSERM, OMS.
Dernière révision éditoriale : .