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    Mode de vie sain 13 min de lecture

    Cancers cutanés non-mélanome : CBC, CSC et kératose actinique — reconnaître et dépister

    Carcinome basocellulaire (CBC), carcinome spinocellulaire (CSC) et kératose actinique : les cancers cutanés non-mélanome représentent ~80 % des cancers de la peau en France. Reconnaître les lésions, l'auto-examen et la différence avec le mélanome. Sources HAS, INCa, SFD.

    Publié le 11 mai 2026Mis à jour le 11 mai 20260 vues0 commentaires
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    ParBilal YIKILMAZ·Rédacteur & éditeur
    SelonHASINSERMOMSPolitique éditoriale
    Mis à jour le 11 mai 2026
    Cancers cutanés non-mélanome : CBC, CSC et kératose actinique — reconnaître et dépister

    Quand on parle de « cancer de la peau », l'imaginaire collectif se tourne vers le mélanome — la forme la plus médiatisée car la plus mortelle. Mais les cancers cutanés non-mélanome (carcinome basocellulaire, carcinome spinocellulaire et leur précurseur, la kératose actinique) sont en réalité 20 à 30 fois plus fréquents. Selon l'Institut national du cancer (INCa)1, ils représentent environ 80 % des cancers de la peau diagnostiqués chaque année en France, soit plus de 100 000 nouveaux cas annuels. Heureusement, leur pronostic est excellent quand le diagnostic est précoce — ils n'envoient quasiment jamais de métastases pour le CBC, exceptionnellement pour le CSC. Le retard diagnostique reste leur principal facteur aggravant. Cet article complète le cluster Dépistage du cancer de la peau : règle ABCDE2 centré sur le mélanome.

    ~80 %
    Part des cancers cutanés non-mélanome parmi tous les cancers de la peau
    INCa — Cancers de la peau
    ~100 000
    Nouveaux cas annuels de CBC + CSC en France
    INCa ; SFD
    > 60 ans
    Pic d'incidence (cumul d'exposition UV)
    Inserm — Dossier cancer peau
    SPF 50+
    Photoprotection recommandée chez l'adulte exposé
    HAS ; Société française de dermatologie
    Signes d'alerte qui imposent une consultation dermatologique

    Toute nouvelle lésion cutanée qui persiste plus de 4 à 6 semaines, surtout sur une zone photo-exposée (visage, oreilles, cuir chevelu dégarni, dos des mains, décolleté), doit être montrée à un dermatologue. Les signes les plus évocateurs : perle nacrée avec petits vaisseaux visibles (CBC), croûte qui se reforme après être tombée et qui saigne au moindre traumatisme (CSC), plaque rugueuse rouge-rosée persistante (kératose actinique). Ne pas attendre — chaque mois de retard augmente la taille de la lésion et la complexité du geste chirurgical.

    Les trois entités à connaître

    Trois lésions cutanées photo-induites à reconnaître
    Du précancéreux au cancer invasif, sur les zones photo-exposées après cumul d'UV. La distinction clinique se fait par l'aspect et le terrain ; la confirmation est histologique.
    Kératose actinique (précancéreuse)
    Plaque rugueuse érythémato-squameuse, parfois mieux perçue au toucher (« papier de verre ») qu'à la vue. Souvent multiples sur le visage et le dos des mains. Risque d'évolution vers un CSC chez ~10 % des patients qui en ont plusieurs.
    Carcinome basocellulaire (CBC)
    Perle translucide, blanc-rosée, avec télangiectasies (petits vaisseaux visibles en surface), parfois ulcérée en son centre. Cancer le plus fréquent chez l'humain. Ne métastase quasiment jamais mais peut être très destructeur localement s'il est négligé.
    Carcinome spinocellulaire (CSC)
    Croûte saignante ou ulcération bourgeonnante sur peau photo-vieillie, parfois sur un fond de kératose actinique. Capable de métastases ganglionnaires (~5 % des cas) — surtout sur lèvre, oreille, transplanté d'organe.
    Facteurs de risque communs
    Phototype clair (I-II Fitzpatrick), expositions solaires répétées et coups de soleil dans l'enfance, métiers en extérieur, cabines UV, immunodépression (transplantés, VIH), antécédent personnel ou familial de cancer cutané.
    Sources : Société française de dermatologie ; INCa ; Inserm — Dossier cancer de la peau.
    Vue rapprochée d'un dermatoscope de poche posé à côté d'un carnet médical fermé sur un plan de travail clair de cabinet, lumière naturelle douce, aucune personne visible
    Le dermatoscope (loupe spéciale à éclairage polarisé) permet au dermatologue d'analyser la structure d'une lésion en quelques secondes, sans biopsie initiale.

    Galerie clinique — savoir reconnaître ces trois lésions

    Les illustrations ci-dessous donnent l'aspect macro-typique de chaque entité. Elles ne remplacent pas un examen dermatologique avec dermoscope. Toute lésion suspecte impose une consultation.

    Trois lésions cutanées photo-induites à reconnaître — vues d'artiste

    De gauche à droite : kératose actinique (précancéreuse), carcinome basocellulaire (perle translucide à télangiectasies), carcinome spinocellulaire (croûte saignante). Toute lésion qui ressemble à l'une de ces vignettes et qui persiste plus de 4 à 6 semaines doit être examinée par un dermatologue.

    Macrophotographie clinique d'une plaque érythémato-squameuse rugueuse de kératose actinique sur la peau photo-vieillie du dos d'une main adulte
    Kératose actinique : plaque rugueuse érythémato-squameuse, mieux perçue au toucher qu'à la vue, sur peau photo-vieillie.
    Macrophotographie clinique d'une lésion nodulaire perlée translucide avec fines télangiectasies évoquant un carcinome basocellulaire sur la peau d'un visage adulte
    Carcinome basocellulaire : perle translucide nacrée parcourue de fines télangiectasies, parfois ulcérée en son centre.
    Macrophotographie clinique d'une lésion croûteuse ulcérée bourgeonnante évoquant un carcinome spinocellulaire sur la peau photo-vieillie du dos de la main d'un adulte
    Carcinome spinocellulaire : croûte saignante ou ulcération bourgeonnante sur peau photo-vieillie, souvent sur fond de kératose actinique.

    Illustrations générées par IA — vues d'artiste à but pédagogique. Pour un diagnostic, consultez un professionnel de santé.

    Différencier d'un mélanome — la règle ABCDE et au-delà

    Le mélanome a sa propre logique de reconnaissance (règle ABCDE — Asymétrie, Bords irréguliers, Couleur hétérogène, Diamètre > 6 mm, Évolution). Les cancers non-mélanome obéissent à des critères différents : aspect perlé, télangiectasies, croûte récidivante, surface rugueuse. Une comparaison côte à côte aide à fixer les idées.

    CBC, CSC, mélanome : trois cancers cutanés, trois logiques diagnostiques
    Caractéristique CBC CSC Mélanome
    Aspect typique Perle nacrée + télangiectasies Croûte saignante / ulcération bourgeonnante Tache pigmentée asymétrique (ABCDE)
    Localisation préférentielle Visage (canthus, ailes du nez), tronc Lèvre, oreille, dos des mains, cuir chevelu dégarni Dos chez l'homme, jambes chez la femme
    Croissance Lente (mois à années) Moyennement rapide (semaines à mois) Variable, parfois explosive en quelques mois
    Risque de métastases Quasi nul (< 0,1 %) ~5 % (selon localisation et taille) Élevé si retard diagnostique
    Pronostic Excellent si traité tôt Très bon si traité tôt Dépend strictement de l'indice de Breslow
    Traitement de référence Chirurgie d'exérèse + marges Chirurgie d'exérèse + curage si N+ ; radio si inopérable Chirurgie + biothérapies / immuno selon stade
    Sources : SFD — Recommandations 2020 ; INCa ; HAS — Conduite à tenir devant une lésion cutanée suspecte.
    Vue rapprochée d'un tube de crème solaire générique, d'un chapeau de paille à bord large et d'une paire de lunettes de soleil sur une surface en bois clair, lumière naturelle douce, aucune personne visible
    Photoprotection complète : SPF 50+ large spectre + chapeau à bord large + lunettes UV catégorie 3-4 + éviter les expositions entre 11 h et 16 h.

    L'auto-examen cutané — comment, à quelle fréquence

    L'auto-examen complet de la peau prend 15 minutes tous les 3 mois. Il est particulièrement recommandé chez les phototypes clairs, les patients avec antécédent personnel ou familial, les transplantés et les personnes exposées professionnellement (agriculteurs, marins, sportifs outdoor).

    • Préparation : pièce bien éclairée, miroir mural + miroir à main + un proche pour les zones difficiles (dos, cuir chevelu).
    • Visage, cou, oreilles — inspecter chaque zone à la loupe si possible. Soulever les cheveux pour examiner le cuir chevelu et la nuque.
    • Tronc — soulever les bras, inspecter aisselles et plis sous-mammaires.
    • Bras et mains — y compris les paumes et les espaces entre les doigts.
    • Jambes et pieds — y compris la plante des pieds et les espaces entre les orteils. Utiliser un miroir à main pour les zones inaccessibles.
    • Région génitale et fesses — souvent négligées ; un miroir à main permet l'examen.
    • Photographier les lésions suspectes pour comparer dans 4-6 semaines : une lésion qui change, qui saigne, qui se croûte ou qui grandit doit être montrée.
    Risque de récidive — surveillance après un premier cancer cutané

    Un patient ayant déjà eu un CBC ou un CSC a un risque ~10 fois plus élevé d'en développer un autre dans les 5 ans, sur le même terrain photo-exposé. Le suivi dermatologique recommandé est annuel à vie, parfois semestriel les premières années. Photoprotection stricte (SPF 50+, chapeau à bord large, lunettes UV, éviter les expositions entre 11 h et 16 h) — voir aussi Dépistage du cancer de la peau : règle ABCDE2 pour la surveillance des nævi.

    Quand consulter, quel parcours ?

    • Dermatologue — devant toute lésion cutanée qui persiste plus de 4-6 semaines, surtout sur zone photo-exposée. Demande de rendez-vous prioritaire si lésion qui grandit, saigne, ulcère ou est inhabituellement pigmentée.
    • Médecin traitant — première évaluation possible, dermatoscope rudimentaire ou photographie envoyée en téléexpertise dans les régions sous-dotées en dermatologues.
    • Téléexpertise dermatologique — déployée par l'Assurance Maladie depuis 2022 ; permet de gagner du temps quand l'accès au dermatologue est long (déserts médicaux).
    • Bilan d'extension — réservé au CSC à haut risque (taille > 2 cm, infiltration profonde, localisations à risque comme la lèvre, immunodépression) : palpation des aires ganglionnaires, parfois échographie ganglionnaire ou TEP-scan.

    Prévention — la seule vraie protection

    Le cumul d'exposition UV pendant la vie est le facteur de risque modifiable principal. Les mesures validées :

    • Photoprotection vestimentaire — chapeau à bord large, lunettes UV catégorie 3-4, vêtements tissés serrés (idéalement labellisés UPF 30 à 50+).
    • Éviter les expositions entre 11 h et 16 h (été en métropole, toute l'année en zones tropicales / haute altitude).
    • Écran solaire SPF 50+ sur toutes les zones découvertes, à renouveler toutes les 2 heures et après baignade ou transpiration.
    • Pas de cabines UV — classées cancérogènes certains par le CIRC. Interdites aux mineurs en France, à éviter formellement chez les adultes.
    • Vigilance professionnelle — agriculteurs, marins, ouvriers du bâtiment, sportifs outdoor : couverture vestimentaire + écran solaire intégrés à l'équipement de travail.
    • Dépistage dermatologique annuel après 50 ans ou en présence d'un facteur de risque, à vie.

    Questions fréquentes

    Le carcinome basocellulaire (CBC) est-il un vrai cancer ?

    Oui, c'est histologiquement un cancer — il s'agit d'une prolifération maligne des cellules basales de l'épiderme. Mais ses caractéristiques en font un cancer particulier : il ne métastase quasiment jamais (moins de 0,1 % des cas) et reste localement invasif. C'est néanmoins le cancer le plus fréquent chez l'humain et il peut être très destructeur localement si on le néglige (CBC du nez, de l'œil, de l'oreille). La chirurgie d'exérèse complète assure une guérison dans la quasi-totalité des cas pris à temps. La SFD recommande une exérèse avec marges adaptées (3 à 5 mm selon le type histologique), parfois avec contrôle peropératoire des marges (chirurgie de Mohs) sur les localisations à risque comme le visage.

    Comment différencier une simple verrue d'un cancer cutané ?

    Quelques critères orientent. La verrue commune est généralement rugueuse, en relief, peu évolutive sur des mois, parfois multiple en grappes (mains, doigts) ; elle est due à un papillomavirus (HPV) et peut régresser spontanément. Un cancer cutané non-mélanome, lui, change d'aspect au fil des semaines : la lésion grandit, sa surface devient irrégulière, peut s'ulcérer, se croûter, saigner au moindre traumatisme. Le terrain compte aussi : une lésion qui apparaît après 50 ans sur une zone photo-exposée (visage, oreilles, dos des mains, cuir chevelu dégarni) est suspecte par défaut. En cas de doute, la dermoscopie en consultation tranche en quelques minutes, et la biopsie cutanée confirme.

    Faut-il faire enlever une kératose actinique préventivement ?

    Oui, dans la plupart des cas. La kératose actinique est une lésion précancéreuse avec un risque de transformation en CSC d'environ 1 % par an et par lésion, plus élevé chez les patients qui en cumulent plusieurs (10 % de risque cumulé sur 10 ans en cas de multiples lésions). Le traitement dépend du nombre, de la localisation et de l'épaisseur : cryothérapie à l'azote liquide pour les lésions isolées (séances brèves au cabinet), crèmes topiques (5-fluorouracile, imiquimod, diclofénac) pour les zones étendues, thérapie photodynamique pour le photo-vieillissement sévère du visage. Le suivi reste annuel à vie — voir dépistage cancer peau ABCDE2 pour le suivi cutané global.

    L'écran solaire SPF 50+ suffit-il à prévenir les cancers cutanés ?

    Non, il ne suffit pas seul — c'est un élément essentiel d'une stratégie globale. Un écran solaire bien appliqué (épaisseur suffisante : 2 mg/cm², soit environ une noix pour le visage), renouvelé toutes les 2 heures et après baignade, réduit l'incidence des CSC et probablement des CBC. Mais il est insuffisant en cas d'exposition prolongée ou intense (haute altitude, milieu tropical, métiers en extérieur). La stratégie complète associe : photoprotection vestimentaire (chapeau à bord large, lunettes UV, vêtements UPF 30-50), éviter les expositions entre 11 h et 16 h, écran solaire SPF 50+ large spectre (UVA + UVB), pas de cabines UV, et auto-examen régulier + dépistage dermatologique annuel après 50 ans. C'est cette combinaison qui protège.

    Mon enfance a été marquée par des coups de soleil — suis-je définitivement à risque ?

    Le risque est augmenté mais pas figé. Les coups de soleil de l'enfance et de l'adolescence contribuent significativement au capital solaire et au risque cutané à long terme, notamment au risque de mélanome. Mais la photoprotection adoptée à l'âge adulte réduit l'incidence des nouveaux cancers, même tardivement. Conduite pratique : photoprotection rigoureuse dès aujourd'hui, auto-examen trimestriel, consultation dermatologique annuelle, dépistage particulièrement attentif des zones photo-exposées (visage, oreilles, dos des mains, cuir chevelu). Un suivi adapté permet de détecter et de retirer toute lésion suspecte à un stade où la chirurgie est minimaliste — c'est le principe même de la prévention secondaire.

    Le dépistage dermatologique est-il remboursé en France ?

    Oui, la consultation dermatologique est remboursée au tarif conventionnel (~30 €, dont 70 % par l'Assurance Maladie + complémentaire) sans recours préalable au médecin traitant dans le cadre du parcours de soins coordonnés pour la dermatologie. Pour les déserts médicaux, l'Assurance Maladie a déployé depuis 2022 la téléexpertise dermatologique : le médecin traitant envoie une photo de la lésion à un dermatologue qui rend un avis sous 7 jours. C'est rapidement devenu un maillon utile dans les régions sous-dotées. À noter : la consultation annuelle de dépistage cutané n'est pas spécifiquement incitée par l'Assurance Maladie comme l'est la mammographie ou le frottis, mais elle est recommandée par la Société française de dermatologie3 chez les phototypes clairs et après 50 ans.

    Aller plus loin

    • Dépistage du cancer de la peau : la règle ABCDE2 — Cluster complémentaire — la règle ABCDE est centrée sur le mélanome ; cet article-ci couvre les cancers non-mélanome (CBC, CSC, kératose actinique), plus fréquents.
    • Mon Bilan Prévention : 25, 45, 65 et 75 ans4 — Consultation gratuite dédiée à la prévention — moment privilégié pour discuter dépistage cutané et photoprotection.
    • Dépistage du cancer colorectal : test FIT5 — Autre dépistage individuel de cancer fréquent — même logique de prévention secondaire.
    • Dépistage du cancer du sein : mammographie 50-74 ans6 — Programme organisé de dépistage français — utile pour comprendre la différence entre dépistage organisé et dépistage individuel.
    • Dépistages santé chez l'adulte7 — Pillier de référence — vue d'ensemble des examens de dépistage recommandés en France selon l'âge.

    Sources et références

    • Institut national du cancer (INCa) — Cancers de la peau : informations grand public1
      Référence INCa — épidémiologie française (100 000+ cas annuels de cancers cutanés non-mélanome, 80 % de l'ensemble des cancers cutanés), types histologiques, facteurs de risque, prévention solaire.
    • HAS — Conduite à tenir devant une lésion cutanée suspecte chez l'adulte8
      Recommandations HAS sur la prise en charge du carcinome basocellulaire — critères diagnostiques, marges d'exérèse, indications de la chirurgie de Mohs sur les localisations à risque, suivi post-thérapeutique.
    • Société française de dermatologie — Recommandations sur le carcinome épidermoïde cutané9
      Recommandations de la SFD sur le diagnostic et le traitement du carcinome spinocellulaire (carcinome épidermoïde cutané) — bilan d'extension, indications du curage ganglionnaire, surveillance.
    • Inserm — Dossier Cancer de la peau10
      Dossier scientifique Inserm — biologie des cancers cutanés (mélanome et non-mélanome), facteurs de risque UV, génétique, recherche thérapeutique en cours, pistes de prévention.
    • Ameli — Le cancer de la peau (carcinomes et mélanome)11
      Présentation grand public Ameli — types de cancer cutané, signes d'alerte, photoprotection, parcours de soins, remboursement de la consultation dermatologique et de la téléexpertise.
    Questions Fréquentes

    Réponses aux questions les plus courantes

    <p>Oui, c'est <strong>histologiquement un cancer</strong> — il s'agit d'une prolifération maligne des cellules basales de l'épiderme. Mais ses caractéristiques en font un cancer particulier : <strong>il ne métastase quasiment jamais</strong> (moins de 0,1 % des cas) et reste localement invasif. C'est néanmoins le <strong>cancer le plus fréquent chez l'humain</strong> et il peut être très destructeur localement si on le néglige (CBC du nez, de l'œil, de l'oreille). La chirurgie d'exérèse complète assure une guérison dans la quasi-totalité des cas pris à temps. La SFD recommande une exérèse avec marges adaptées (3 à 5 mm selon le type histologique), parfois avec contrôle peropératoire des marges (chirurgie de Mohs) sur les localisations à risque comme le visage.</p>

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    Sourcé auprès d'autorités indépendantes

    Cet article a été rédigé par Bilal YIKILMAZ, rédacteur en chef de cestlasante.com. Il n'est pas médecin : chaque recommandation ci-dessus s'appuie sur des sources médicales indépendantes, explicitement citées.

    Autorités citées : HAS, INSERM, OMS.

    Dernière révision éditoriale : 11 mai 2026.

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    11 mai 2026
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